Auteur inxect

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La population mondiale connait une croissance sans prĂ©cĂ©dent : nous serons 10 milliards d’habitants sur Terre en 2050 ! Cette augmentation entraine bien Ă©videmment une demande de plus en plus importante en nourriture et notamment en viande. Cependant, la production alimentaire entraine une grave pression sur l’environnement : pollution, pĂ©nurie de terres agricoles, pĂ©nurie d’eau, etc


C’est pourquoi la FAO (Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture) a proposĂ© en 2013 d’utiliser les insectes bio comme nouvelles sources de nutrition. Bons pour l’environnement et bons pour la santĂ©, les insectes bio sont pleins de protĂ©ines et tendent Ă  devenir une alternative saine et naturelle Ă  la consommation de viande. Vous ne nous croyez pas ? Bougez pas, on va vous le prouver !

manger des insectes bio c'est bon pour vous et pour la planĂšte

manger des insectes bio c’est bon pour vous et pour la planĂšte

Riches en nutriments

On vous a dit que les insectes bio sont riches en protĂ©ines ? C’est vrai ! On compte 49% de protĂ©ines pour les vers de farine et plus de 45% pour les grillons. Mais c’est pas tout ! Ils sont Ă©galement riches en calcium, zinc, fer, magnĂ©sium, Omega 3, Omega 6 et autres minĂ©raux essentiels. Que demander de plus ?

Utiliser moins d’eau

Ah, vous en demandez plus ? TrĂšs bien ! Notez alors qu’en comparaison Ă  l’élevage des bovins, porcins ou de la volaille, les insectes bio nĂ©cessitent largement moins d’eau pour obtenir un rendu identique en termes de protĂ©ines. Les insectes bio s’hydratent en effet principalement par les lĂ©gumes (bios) qu’ils consomment !
Moins de nourriture
Les insectes bio ont un rendement bien supĂ©rieur comparĂ© Ă  l’élevage traditionnel ! Ainsi pour obtenir 1 Kg de protĂ©ines, il faudrait utiliser 20 Kg de vĂ©gĂ©taux pour l’élevage bovin, 7 Kg pour l’élevage porcin, et seulement 2 Kg pour les insectes bio.

Moins de pollution

On vous sait dĂ©jĂ  convaincus, mais attendez une petite minute ! Savez-vous que les insectes bio ont un impact largement infĂ©rieur sur l’environnement que les autres sources de protĂ©ines ? En comparaison avec les bovins, les insectes bio produisent 100 fois moins de gaz Ă  effet de serre pour la mĂȘme quantitĂ© de protĂ©ines.

Moins d’espace

A-t-on prĂ©cisĂ© que l’élevage d’insectes bio nĂ©cessitent moins d’espace que les autres types d’élevage ?! Non ? Eh bien sachez qu’en comparaison, l’élevage bovin nĂ©cessite 200 mÂČ d’espace pour obtenir 1 Kg de protĂ©ines, contrairement Ă  l’élevage d’insectes bio que ne nĂ©cessitent que 15 mÂČ.

Moins de temps

L’élevage d’insectes bio nĂ©cessitent un temps largement infĂ©rieur comparĂ© aux Ă©levages traditionnels. En effet, les insectes bio sont adultes au bout de 2 mois et pondent environ 1 200 oeufs par mois. Quant aux bovins, il leur faudra 2 ans pour devenir adulte et 9 mois de gestation pour donner une nouvelle gĂ©nĂ©ration ! Alors, convaincus ?


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Depuis toujours, la consommation d’insectes bio en Europe est rare, mais ces derniers temps elle commence Ă  devenir de plus en plus frĂ©quente. Et ce n’est pas seulement dĂ» Ă  une quelconque rarĂ©faction des ressources naturelles (nourriture), mais est plutĂŽt due Ă  une envie de dĂ©couverte gastronomique beaucoup plus Ă©largie qu’auparavant.

Quant est-il en Europe
En Europe plus prĂ©cisĂ©ment, on peut aujourd’hui trouver plus d’une centaine d’espĂšces consommĂ©e qui se regroupe autours des espĂšces dites orthoptĂšres, lĂ©pidoptĂšres, homoptĂšres et les punaises d’eau, les larves de colĂ©optĂšres ainsi que certaines espĂšces aquatiques.

La consommation des insectes bio dans la monde

La consommation des insectes bio dans la monde

Les insectes biologiques les plus appréciés en Europe

Beaucoup d’insectes biologiques sont mangeables (plus de 1400), mais certaines continuent Ă  attirer les prĂ©fĂ©rences des consommateurs depuis longtemps. Parmi les plus connues, on retrouve les vers de Maguey ou Agaves. Ce sont des espĂšces de chenilles, qui sont apprĂ©ciĂ©es dĂšs lors qu’elles rentrent dans la composition de presque toutes sortes de recettes. D’ailleurs, on peut aussi les retrouver dans certaines bouteilles d’alcool, surtout sur la Tequila.

Les grillons sont Ă©galement des insectes biologiques forts apprĂ©ciĂ©s. Ils peuvent ĂȘtre mangĂ©s frits, en bouillons, rĂŽtis, ou encore sautĂ©s Ă  la poĂȘle.On retrouve aussi les fourmis, qui rassemblent d’ailleurs de nombreux adeptes du fait qu’elles soient Ă©galement diffĂ©renciĂ©es par espĂšces et proposent des goĂ»ts diffĂ©rents. Les fourmis ailĂ©es et pots de miel (honeypot). Elles peuvent ĂȘtre trĂšs croustillantes mais aussi mangĂ©es salĂ©es. Elles peuvent Ă©galement savoureuses quand elles sont accompagnĂ©es d’un jus de lime.

Des espĂšces inattendues

Malgré leurs mauvaises réputations, les cafards aussi sont bel et bien comestibles.

Toutefois, il faut bien noter lĂ  qu’il s’agit des cafards d’élevage et non pas ceux qu’on peut collecter autour de chez soi. Ils peuvent aussi ĂȘtre dĂ©gustĂ©s cuits, en frites ou en grillades. Dans le genre ‘spĂ©cialitĂ© thaĂŻlandaise’, on peut aussi dĂ©couvrir les vers de bambou dans des plats qu’on peut dĂ©guster librement dans les restaurants thaĂŻlandais en Europe et qui sont aussi consommĂ©s frits.

Les libellules sont Ă©galement de bons une fois prĂ©parer en plat. Ce qui nĂ©cessitent tout de mĂȘme une prĂ©paration assez particuliĂšre. Et plus prĂšs de chez nous, la consommation d’insectes biologiques en Europe est maintenant devenu assez vaste et peut dĂ©couvrir diffĂ©rentes prĂ©parations pour les apprĂ©cier, comme n’importe quel plat ordinaire. Donc, pour les amateurs de gastronomie, il ne faut mettre aucune limite pour la ration alimentaire.


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Entomophagie : mot savant qui signifie l’acte de manger des insectes bio. Pourquoi parler de ça ? Pas question ici des « friandises naturelles » offertes parfois pour vous lancer un dĂ©fi de bravoure, voire de sensibilisation !

CarrĂ©ment parce qu’il est communĂ©ment admis que le monde, qui hĂ©bergera 9 milliards d’humains d’ici 2050, commandera que la production alimentaire actuelle soit pratiquement multipliĂ©e par deux. Les terres – surtout arables – deviennent rares. AccroĂźtre les surfaces dĂ©diĂ©es Ă  l’agriculture n’est pas une option durable. Les mers et nos ocĂ©ans sont dĂ©jĂ  en surpĂȘche. Le changement climatique
 Les pĂ©nuries d’eau potable
 Bref, le potentiel que les insectes biologiques reprĂ©sentent pour l’alimentation humaine – et animale – ne peut pas ĂȘtre ignorĂ©.

Vous serez peut-ĂȘtre encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espĂšces d’insectes biologiques qui sont mentionnĂ©es comme aliments humains.

Vous serez peut-ĂȘtre encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espĂšces d’insectes biologiques qui sont mentionnĂ©es comme aliments humains.

Heureusement, la rĂ©flexion et les recherches sont beaucoup plus avancĂ©es que ce qu’en laisse penser l’état de l’opinion publique Ă  cet Ă©gard, du moins en Occident. DĂ©jĂ  en 2013, la FAO a publiĂ© un important rapport de centaines de pages sur l’entomophagie, en qualifiant cette approche de solution « innovante » pour nourrir la planĂšte. Mais la FAO, c’est la grande famille des Nations Unies, de l’ONU, et on est toujours loin de l’application dans les États membres. L’ouvrage Ă©value tout de mĂȘme le potentiel que les insectes biologiques reprĂ©sentent pour l’alimentation humaine et animale et recense l’information existante et les travaux de recherche sur les insectes biologiques.

ENTOMOPHAGIE : CONTEXTE ÉCONOMIQUE
Pourquoi parler d’insecte maintenant ? En ce dĂ©but de XXIe siĂšcle, les insectes biologiques apparaissent comme une ressource particuliĂšrement appropriĂ©e pour l’alimentation humaine, et aussi animale, pour de multiples raisons : d’abord les prix croissants des protĂ©ines animales.

Mais aussi l’insĂ©curitĂ© alimentaire et les pressions accrues sur l’environnement, auxquelles s’ajoutent la croissance dĂ©mographique et le phĂ©nomĂšne spĂ©cifique de la demande croissante en protĂ©ines par les classes moyennes.

RĂ©sultat : dĂ©jĂ , en 2017, il devient urgent de trouver des alternatives Ă  l’élevage du bĂ©tail conventionnel.

QUEL RÔLE POUR LES INSECTES ?
Concomitamment, on peut dĂ©jĂ  considĂ©rer que la consommation d’insectes biologiques, elle, contribue positivement Ă  la protection de l’environnement, tout comme Ă  la santĂ© et aux moyens de subsistance des populations locales. Mais doit-on y voir un rĂŽle majeur dans une stratĂ©gie pour nourrir la planĂšte ?

Vous serez peut-ĂȘtre surpris d’apprendre qu’il y a 14 mammifĂšres domestiquĂ©s dans le monde, chacun pesant au moins 45 kg ; l’Eurasie se targuant de 13 de ces animaux, alors que seul le lama provient des AmĂ©riques.
Vous serez peut-ĂȘtre encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espĂšces d’insectes biologiques qui sont mentionnĂ©es comme aliments humains.
D’ailleurs, on estime que les insectes biologiques font dĂ©jĂ  partie des repas traditionnels d’au moins 2 milliards d’humains. À contrario, nos 14 mammifĂšres ne produisant pas seulement de grandes quantitĂ©s de viande – en faisant les principaux fournisseurs d’aliments d’origine animale -, mais aussi d’excellents producteurs de chaleur animale, de produits laitiers, de cuir, de laine, de force de travail autant pour le labour que le transport, il n’est pas difficile de penser que c’est en raison de l’utilitĂ© de ces mammifĂšres que les insectes biologiques, Ă  l’exception des abeilles et des vers Ă  soie, n’ont jamais eu de succĂšs en Occident.

Pourtant, l’insecte fournit de nombreux services fondamentaux pour la survie de l’humanitĂ©, jouant un rĂŽle important dans la reproduction vĂ©gĂ©tale par la pollinisation, amĂ©liorant la fertilitĂ© des sols par bioconversion des dĂ©chets, contrĂŽlant les nuisibles grĂące Ă  la lutte biologique naturelle et fournissant une grande variĂ©tĂ© de produits de valeur (miel, soie) et mĂ©dicinaux, comme l’asticothĂ©rapie. Leur utilitĂ© ne fait donc aucun doute. Mais voilĂ  qu’il faudra accepter de les savoir, voire de les voir dans sa propre assiette.

Insectes biologiques actuellement les plus consommés (au niveau mondial) :

les scarabées (coléoptÚres) pour 31 % ;
les chenilles (lépidoptÚres) pour 18 % ;
les abeilles, guĂȘpes et fourmis (hymĂ©noptĂšres) pour 14 % ;
les sauterelles, criquets et grillons (orthoptĂšres) pour 13 % ;
les cigales, cicadelles, cochenilles et punaises (hémiptÚres) pour 10 % ;
les termites (isoptĂšres) pour 3 % ;
les libellules (odonates) pour 3 % ;
les mouches (diptĂšres) pour 2 % ;
et enfin des insectes biologiques appartenant à d’autres ordres pour un total de 5 %.
Si le dĂ©fi de nourrir la planĂšte doit passer par la consommation d’insectes biologiques, en Occident comme ailleurs, et que la rĂ©putation de la chose reste au seuil du zĂ©ro pour la grande majoritĂ© des gens qui ne le font pas dĂ©jĂ , alors que faut-il faire ?

L’ouvrage de la FAO nous donne une marche à suivre.

MARCHE À SUIVRE

« Toutes les actions visant Ă  libĂ©rer l’énorme potentiel des insectes biologiques pour accroĂźtre la sĂ©curitĂ© alimentaire nĂ©cessitent que les quatre principaux goulots d’étranglement et dĂ©fis suivants soient rĂ©solus simultanĂ©ment », rĂ©sument les experts de la FAO.

Premiùrement, il faut plus d’information sur la valeur nutritionnelle des insectes biologiques, afin de les promouvoir plus efficacement comme nourriture saine.

DeuxiĂšmement, les impacts environnementaux de la rĂ©colte et de l’élevage des insectes biologiques doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s pour permettre de les comparer Ă  ceux provoquĂ©s par les pratiques agricoles traditionnelles et l’élevage du bĂ©tail, qui peuvent ĂȘtre plus dommageables pour l’environnement.

TroisiĂšmement, les bĂ©nĂ©fices socio-Ă©conomiques que la rĂ©colte et l’élevage des insectes biologiques peuvent offrir et leur augmentation doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s, en particulier pour amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© alimentaire des plus pauvres.

QuatriĂšmement, des cadres lĂ©gislatifs clairs et exhaustifs au niveau national et au niveau international sont nĂ©cessaires au plein dĂ©veloppement – de l’échelle domestique Ă  l’échelle industrielle – de la production et du commerce international des produits issus des insectes biologiques utilisĂ©s dans l’alimentation humaine et animale.

D’ailleurs, la FAO entretient depuis 2010 un portail Web sur les insectes comestibles biologiques, qui fournit des informations de base sur l’utilisation et le potentiel des insectes comestibles biologiques ainsi que sur les liens Web pertinents. Il fournit aussi d’autres informations techniques pertinentes, des vidĂ©os et autres couvertures mĂ©diatiques.

La FAO prĂ©cise en outre les obstacles Ă  la crĂ©ation de nouveaux marchĂ©s Ă  l’exemple de l’Union europĂ©enne. On sait donc que les obstacles majeurs Ă  l’élevage des insectes biologiques dans l’UE sont:

des rĂšglements sanitaires stricts pour crĂ©er des Ă©tablissements d’élevage;
un manque de directives sur l’élevage de masse des insectes;
un manque de clartĂ© sur l’autorisation ou non des insectes biologiques sur le marchĂ© par le rĂšglement des nouveaux aliments;
une information limitĂ©e sur les espĂšces consommĂ©es avant le 15 mai 1997, ce qui est nĂ©cessaire pour qu’un aliment soit qualifiĂ© de «nouvel aliment»;
les restrictions rĂ©centes dans l’Union europĂ©enne concernant l’alimentation de la volaille, des porcs et des poissons de pisciculture avec des protĂ©ines animales transformĂ©es, sans qu’aucune rĂ©fĂ©rence aux insectes biologiques ne soit faite. (Source: L. Giroud, communication personnelle, 2012)
Et en AmĂ©rique ? Si vous voulez savoir combien y a-t-il de fermes d’insectes biologiques au Canada, sachez aussi qu’Agriculture Canada n’exige pas de permis pour la production d’insectes biologiques de consommation et donc ne compile pas encore les donnĂ©es de ce secteur Ă©conomique bien sommaire.

Une industrie pourtant pas inexistante, car Entomo Farms, qui opĂšre depuis dĂ©jĂ  deux ans Ă  Norwood, en Ontario, serait le plus important producteur du pays (essentiellement des grillons, destinĂ©s d’ailleurs au marchĂ© amĂ©ricain). Il faut 6 semaines pour amener un grillon Ă  maturitĂ© commerciale ! Efficace donc.

On y fait notamment du grillon entier aromatisĂ© : BBQ, Ă©picĂ©s ou miel et moutarde. Mium ! Mium ! Mais l’intĂ©rĂȘt commercial est sans doute plus Ă©vident du cĂŽtĂ© de la version poudre du produit. Car cette « farine » remplace avantageusement Ă  peu prĂšs tous les aliments qui en nĂ©cessitent ! Il faut en effet seulement 20-30% de poudre de grillons pour faire l’équivalent en farine.

Un article rĂ©cent du quotidien montrĂ©alais La Presse mentionne aussi une ferme en Nouvelle-Écosse, et une autre en Colombie-Britannique, qui feraient dans le grillon canadien commercial, mais aucune n’aurait Ă©tĂ© identifiĂ©e encore au QuĂ©bec. La production artisanale de l’entreprise Vire-Bebittes, dans les Cantons-de-l’Est, serait cependant Ă  quelques mois de passer au stade commercial.

Le grillon possĂšde le double de protĂ©ine que le bƓuf pour la mĂȘme quantitĂ© de poids et il est riche en vitamines, fibres et minĂ©raux.

Le grillon demande 2 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Le bƓuf demande 10 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Le porc demande 5 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Pratiquement 80% de l’ensemble de l’insecte biologique est comestible, 55% pour le poulet et seulement 40% pour le bƓuf.

LE JAPON, LE MEXIQUE
 ET LES AUTRES
Il est gĂ©nĂ©ralement admis que la pratique de manger de l’insecte a lieu exclusivement dans les pays tropicaux, mais ce n’est pas tout Ă  fait vrai. Car les insectes biologiques sont aussi consommĂ©s dans des pays en zones tempĂ©rĂ©es, tels que la Chine (Feng et Chen, 2003), le Japon (Mitsuhashi, 2005) et le Mexique (Ramos Elorduy, 1997), selon les trouvailles de la FAO.

L’eau est un facteur clef de la productivitĂ© des terres et un nombre croissant d’indices suggĂšre que le manque d’eau limite dĂ©jĂ  la production agricole dans de nombreuses rĂ©gions Ă  travers la planĂšte entiĂšre. Et n’estime-t-on pas dĂ©jĂ  qu’en 2025, quelque 1,8 milliard d’humains vivront dans des pays ou des rĂ©gions avec une pĂ©nurie absolue d’eau, et deux tiers de la population mondiale feront face Ă  des difficultĂ©s d’approvisionnement (FAO, 2012b). Il ne faut jamais oublier, par ailleurs, que l’agriculture consomme environ 70 % de l’eau douce mondiale (Pimentel et al., 2004).

LA CLÉ DE L’EAU
RĂ©pĂ©tons-le : d’ici 2025 donc moins de dix ans, quelque 1,8 milliard d’humains vivront avec une pĂ©nurie absolue d’eau ; et l’agriculture ne cesse pas de consommer environ 70 % de l’eau douce mondiale.

Or le QuĂ©bec est un champion en matiĂšre de rĂ©serve mondiale d’eau douce. Il en est dotĂ© sur l’ensemble de son territoire dans des proportions de quantitĂ© par habitant presque gĂȘnantes pour tous le reste de l’humanitĂ©. Ce qui ne signifie pas que l’écosystĂšme y supporterait pour autant une large exportation brute de la ressource. Le gouvernement s’apprĂȘte d’ailleurs Ă  augmenter de maniĂšre substantielle la redevance demandĂ©e en matiĂšre de captation des eaux au QuĂ©bec.

À tout bien considĂ©rer, la production de protĂ©ines d’insectes biologiques y serait certainement une maniĂšre innovante et hautement efficace d’exporter virtuellement cette eau si prĂ©cieuse pour tous. Et ceci tout au bĂ©nĂ©fice d’une rĂ©ponse positive au dĂ©fi de nourrir la planĂšte.

Au-delà de la « friandises traditionnelles » !
L’édition de 1992 du Malawi Cookbook prĂ©sente moult recettes sous le titre «friandises traditionnelles».

Et que dire du Buqadilla Buqadilla : une collation innovante, en cours de mise au point pour le marchĂ© hollandais. C’est un produit alimentaire de type mexicain Ă©picĂ© Ă  base de pois chiche et de 40 % de petits vers de farine. Dans plusieurs restaurants et cantines oĂč le produit a Ă©tĂ© testĂ©, il a Ă©tĂ© bien accueilli pour son goĂ»t et sa texture moelleuse. Cette collation durable, saine et exotique, est un bel exemple de façon culturellement acceptable par les consommateurs occidentaux de tester et d’apprĂ©cier les insectes comestibles biologiques comme aliments

Et du Crikizz Crikizz : autre exemple de produit europĂ©en Ă  base d’insecte biologique, dĂ©veloppĂ© par Ynsect et des Ă©tudiants français. Amuse-gueule Ă©picĂ©, soufflĂ©, Ă  base de vers de farine et de manioc, sa teneur en vers de farine varie de 10 Ă  20 % selon la gamme de produits «classique» ou «extrĂȘme».

Ou encore du SOR-Mite (bouillie de sorgho enrichie en protĂ©ines) : la compĂ©tition « DĂ©velopper des solutions pour les pays en dĂ©veloppement », organisĂ©e par l’Institut des techniciens de l’alimentation, promeut l’application des sciences et des techniques de l’alimentation et le dĂ©veloppement de nouveaux produits et procĂ©dĂ©s dans le but d’amĂ©liorer la qualitĂ© de vie des populations des pays en dĂ©veloppement. Le 1er prix de cette compĂ©tition a Ă©tĂ© remis, lors de l’Exposition alimentaire annuelle d’Anaheim aux États-Unis en juin 2009, au projet SOR-Mite, un mĂ©lange Ă  base de sorgho enrichi avec des termites. Les cĂ©rĂ©ales faiblement nutritives habituellement consommĂ©es dans de nombreux pays africains, sont pauvres en protĂ©ines et en matiĂšres grasses et manquent de plusieurs acides aminĂ©s essentiels, tels que la lysine. Enrichir ces cĂ©rĂ©ales avec des termites ailĂ©s hautement nutritifs, facilement rĂ©coltĂ©s en dĂ©but de saison des pluies, paraĂźt trĂšs pertinent.


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Livin va vous permettre de cultiver de la nourriture saine et durable sous forme d’insectes. Vous pouvez cultiver entre 200-500 grammes de vers de farine alimentaires.

Avec ces vers, vous pourrez facilement remplacer 500g de viande, de produits d’origine animale ou d’autres aliments riches en protĂ©ines. Pour nourrir vos vers, vous pourrez leur donner des lĂ©gumes ; les mĂȘmes que vous mangez.

Une ruche pour Ă©lever des insectes comestibles chez vous

Une ruche pour Ă©lever des insectes comestibles chez vous

Actuellement, un tiers des terres cultivĂ©es sont utilisĂ©es pour nourrir les animaux et 80% des antibiotiques sont utilisĂ©s pour le bĂ©tail. Tout en cherchant des alternatives aux aliments produits industriellement, beaucoup d’entre nous prĂ©fĂ©reraient Ă©viter les OGM et les animaux pleins d’hormones. Les insectes semblent ĂȘtre une bonne alternative. Les vers de farine sont bons pour notre santĂ© et pour la planĂšte. Ils combinent le meilleur de la viande et des protĂ©ines Ă  base de plantes. Ils ont la mĂȘme teneur en protĂ©ines que la viande rouge et ont aussi le profil d’acides aminĂ©s du tofu. Ils offrent enfin des vitamines et des enzymes pour vous garder en bonne santĂ©.
CĂŽtĂ© goĂ»t, une fois passĂ© le dĂ©goĂ»t, il est assez neutre avec un lĂ©ger goĂ»t de noisette. Vous pouvez les manger simplement grillĂ©s et croustillant en apĂ©ritif, sucrĂ© ou salĂ© sous forme de galette pour les mettre dans un burger, etc. Les vers livrĂ©s avec la ruche Livin sont au stade larvaire. Il vous suffit de placer les vers de farine dans le compartiment de la nymphose dans le tiroir du haut et d’ajouter quelques flocon d’avoine et dĂ©chets de lĂ©gumes. A partir de lĂ , les vers vont grandir et vous pourrez les collecter dĂšs qu’ils mesurent 3 cm.

Si vous souhaitez installer cette ruche chez vous, rendez-vous sur KickStarter et pré-commandez en une à partir de 195 dollars.


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Pour nourrir les animaux issus de l’Ă©levage, la start-up française Ynsect entend commercialiser une farine de scarabĂ©es propre Ă  la consommation.

Ynsect, la start-up qui mise sur les scarabĂ©es pour nourrir les animaux d’Ă©levage.
De la farine de scarabĂ©es pour nourrir des vaches et des cochons. C’est l’idĂ©e des fondateurs de la start-up française Ynsect qui entendent commercialiser une farine de ces insectes pour nourrir les animaux d’Ă©levage. La jeune sociĂ©tĂ©, crĂ©Ă©e en 2011 Ă  Evry (Essonne), dĂ©veloppe une technologie d’élevage automatisĂ© d’insectes, puis d’extraction de molĂ©cules (protĂ©ine, chitine, huiles) pour la nutrition. AprĂšs avoir analysĂ© plusieurs espĂšces d’insectes, la start-up a dĂ©cidĂ© de se concentrer sur un petit scarabĂ©e prĂ©sentant les meilleurs caractĂ©ristiques en termes de consommation de biomasse et de rendement.

Ferme Ă  insectes pour nourrir les animaux d'Ă©levage

Ferme Ă  insectes pour nourrir les animaux d’Ă©levage

“Ce marchĂ© des animaux d’Ă©levage nourris avec d’autres animaux est au point mort depuis la crise de la vache folle, explique Antoine Hubert, le fondateur d’Ynsect. En Europe, il est autorisĂ© de donner des farines d’insectes aux animaux domestiques. Mais nous avons bon espoir que les farines d’insectes soient prochainement autorisĂ©es pour l’alimentation des poissons puis des animaux d’Ă©levage comme les vaches ou les cochons. L’AutoritĂ© EuropĂ©enne de SĂ©curitĂ© des Aliments (EFSA) mĂšne actuellement une instruction sur le sujet. Dans un premier temps, notre production se limite donc aux animaux domestiques.”

Un marchĂ© d’avenir

La jeune entreprise qui a levĂ© environ 7 millions d’euros au cours de l’annĂ©e 2014 et dont le centre de production est basĂ© Ă  Dole (Jura), s’appuie sur les derniers travaux de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Principalement composĂ©e de farine et huile de poissons, de soja et de cĂ©rĂ©ales, l’alimentation Ă  destination de l’Ă©levage et de la pisciculture devrait voir sa production augmenter de 70 % Ă  l’horizon 2050. En cause, le doublement de la production de produits carnĂ©s rĂ©pondant aux attentes de prĂšs de 9 milliards d’individus. EstimĂ©e Ă  870 millions de tonnes en 2011, la production mondiale d’aliments pour animaux reprĂ©sente donc un marchĂ© d’avenir. “Nous voulons rĂ©pondre aux gros enjeux de l’alimentation de demain, appuie Antoine Hubert. Ce type de nourriture peut aussi ĂȘtre une vraie solution Ă©cologique“.

Reconnus pour leur haute valeur protĂ©inique, les insectes comestibles pourraient en effet offrir une alternative aux coĂ»teuses productions de farines classiques. ReprĂ©sentant prĂšs de 70% des coĂ»ts de production de l’alimentation animale selon la FAO, la production des farines de soja, de viandes et de poissons contribuent parallĂšlement Ă  la dĂ©gradation des Ă©cosystĂšmes.

La technologie d’Ynsect a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© remarquĂ©e au niveau international. La start-up qui emploie 20 personnes a remportĂ© une dizaine de prix depuis sa crĂ©ation, dont deux en 2014 : le concours Innovation 2030, lancĂ© par la commission prĂ©sidĂ©e par Anne Lauvergeon, et le prix du public du Cleantech Open Global Forum 2014 Ă  San Francisco.


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Dans les pays occidentaux, les insectes sont souvent considĂ©rĂ©s comme nuisibles. Toutefois, pourrait ĂȘtre la clĂ© pour rĂ©soudre la crise alimentaire mondiale qui se profile. (L’approvisionnement alimentaire devrait doubler d’ici 2050 pour nourrir une population projetĂ©e de 9 milliards.)

Actuellement, il ya deux milliards de personnes mangent des insectes dans le monde, selon un nouveau rapport de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture a rĂ©cemment publiĂ©, les espĂšces les plus consommĂ©es sont les colĂ©optĂšres, les chenilles, les abeilles, les guĂȘpes et fourmis.

Certains des avantages que leur consommation pourrait fournir sont:
1. Fournir les nutriments nécessaires
Le rapport de la FAO a constaté que les criquets et les sauterelles adultes ont des niveaux élevés de protéines, de calcium, le zinc et le fer.
2. Insectes libĂšrent moins de gaz Ă  effet de serre que l’Ă©levage traditionnel
Le bétail représente 18% des émissions de gaz de serre en battant le secteur des transports.
L’Ă©levage d’insectes en utilisant moins de terres et de bĂ©tail de l’eau. Ce est aussi un moyen de faire usage des dĂ©chets organiques.

Elevage d'insectes comestibles

Elevage d’insectes comestibles

3. Faible coût économique
Comme les prix mondiaux des denrĂ©es alimentaires ont augmentĂ© le coĂ»t des aliments a augmentĂ© les prix de la viande, mais les insectes nĂ©cessitent moins d’Ă©nergie et est donc la conversion plus efficace de l’alimentation en protĂ©ines
4. Ils sont moins susceptibles de transmettre des maladies Ă  nous
Les insectes sont taxonomique Ă©loignĂ© de l’homme, ce qui les rend moins susceptibles de transmettre des maladies
5. Ils sont partout
Il insectes comestibles qui vivent dans les forĂȘts, les terres agricoles et l’eau.
Cependant, tous les avis sont favorables
Un groupe de chercheurs de l’UniversitĂ© de Wageningen a publiĂ© une Ă©valuation des insectes comestibles comme une source de protĂ©ine dans le contrĂŽle des aliments AoĂ»t de 2012. Ces chercheurs ont constatĂ© que “bactĂ©ries sporulantes sont un risque pour la sĂ©curitĂ©”, se mangent cuits comme si consommĂ©s crus. Bien que plus de recherche est nĂ©cessaire, les donnĂ©es actuelles indiquent que les insectes comestibles doivent ĂȘtre traitĂ©s avec le plus grand soin pour Ă©viter tout dommage.
En outre, de nombreux insectes sont des herbivores et omnivores donc ils sont moins problĂ©matiques, en tout cas, il est important de bien faire cuire que pourrait ĂȘtre affectĂ© par des organismes nuisibles. L’utilisation de pesticides peut aussi causer insectes impropres Ă  la consommation humaine. Les herbicides peuvent se accumuler dans les insectes de la bioaccumulation.

Insectes comestibles : une industrie Ă  inventer by CNRS


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La sociĂ©tĂ© Boabab a lancĂ© il y a quelques mois une activitĂ© autour d’un concept innovant, en relation avec le domaine alimentaire et Ă©co-responsable : Inxect, des insectes comestibles biologique.
Boabab  proposĂ© au fil de l’étĂ©, sur les marchĂ©s, des insectes comestibles bio en provenance de France.

L’entomophagie (du grec ancien « entomos » : insecte, et de « phagos » : manger) se profile donc comme une toute nouvelle forme d’alimentation dans des pays occidentaux comme la France. Toutefois, c’est une pratique ancienne sur d’autres continents (Asie, Afrique ou AmĂ©rique latine). D’aprĂšs les recherches menĂ©es par l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), plus de 1900 espĂšces d’insectes rĂ©pertoriĂ©es sont consommĂ©es – principalement Ă  partir de cueillettes faites dans la nature – par prĂšs de deux milliards d’individus dans le monde. Une solution Ă  examiner de prĂšs pour nourrir la planĂšte Ă  moyen et long terme !

Brochette d'inxectes bio

Brochette d’inxectes bio

En France aujourd’hui, l’entomophagie en est encore Ă  la phase dĂ©couverte.
Pourtant, les insectes comestibles bio prĂ©sentent de nombreux atouts, tant sur le plan nutritionnel que sur le plan environnemental. Ils sont trĂšs riches en protĂ©ines (plus de 55 g de protĂ©ines pour 100 g d’insectes, soit le double de la viande rouge), minĂ©raux (calcium, fer, zinc, phosphore), vitamines (B1, B2, B3) et fibres. De plus, le faible impact environnemental liĂ© Ă  leur production et Ă  leur consommation est sans doute un point fort dans la lutte contre le rĂ©chauffement climatique. Il ne faut pas oublier que l’élevage d’insectes nĂ©cessite 7 fois moins de nourriture, 50 fois moins d’eau et qu’il Ă©met 100 fois moins de gaz Ă  effet de serre que l’élevage de viande bovine.

Les différents produits Inxect distribués :
- insectes entiers déshydratés (ténébrions meuniers et grillons domestiques), nature et aromatisés,
- biscuits sucrĂ©s et salĂ©s Ă  base de poudre d’insectes,
- pùtes aux ténébrions entiers,
- livre de recettes gastronomiques d’initiation à la cuisine aux insectes.

Les sachets d’insectes dĂ©shydratĂ©s contiennent soit des grillons, soit des vers de farine (tĂ©nĂ©brions meuniers) ou alors un mĂ©lange des deux. Nature pour les curieux ou aromatisĂ©s pour les gourmands (thym, goĂ»t mĂ©diterranĂ©en, goĂ»t grillade, goĂ»t pop-corn), ils se dĂ©gustent lors d’un apĂ©ritif en famille ou entre amis, ou peuvent ĂȘtre incorporĂ©s dans des prĂ©parations culinaires telles que quiches, salades ou encore desserts.

Prenez exemple sur nos stars pour consommer des inxectes


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A la tĂȘte de son entreprise, Entomofarm un GuadeloupĂ©en installĂ© dans la RĂ©gion bordelaise, a dĂ©cidĂ© de parier sur une nouvelle matiĂšre premiĂšre comestible pour les hommes et les animaux : Les insectes bio.

Il a la silhouette massive d’un « premiĂšre ligne » de rugby et le regard pĂ©tillant derriĂšre ses lunettes. Gregory Louis pourrait raconter des blagues mais il le discours sĂ©rieux d’un scientifique et l’attention exacerbĂ©e d’un homme d’affaire. Sa famille est originaire du Lamentin, et le GuadeloupĂ©en semble ĂȘtre dĂ©cidĂ© et fonceur.
Avec son compĂšre ClĂ©ment Soulier, il travaille d’arrache-pied pour mettre en route Entomofarm. Une drĂŽle d’entreprise qui parie Ă  fond sur l’avenir alimentaire de la planĂšte. Premier constat : les insectes sont comestibles bio. La France autorise la consommation de certaines espĂšces. Il faut donc en faire de la farine.

Les vers de farine biologique

Les vers de farine biologique

« Nous utilisons du ver de farine, explique Gregory Louis, autrement- dit du tĂ©nĂ©brion molitor. C’est un petit scarabĂ©e qui va Ă©voluer toute sa vie dans de la farine ou des dĂ©chets meuniers. Dans sa pĂ©riode juvĂ©nile, il ressemble Ă  un ver que nous utilisons pour faire de la farine animale. Il ya trois ans, j’ai eu l’occasion de changer de mĂ©tier et j’avais cette idĂ©e en tĂȘte d’élever des insectes bio. Notre container d’élevage permet d produire la nourriture des insectes et d’élever les insectes bio jusqu’à leur mise Ă  mort dans un environnement sain et contrĂŽlĂ©. »

Nourriture pour les animaux
Car, avant que les humains mangent des insectes, ce n’est pas demain la veille.
Par contre, fabriquer de la farine d’insecte bio, autrement dit de protĂ©ines animales pour nourrir les poissons ou les volailles c’est possible et novateur.
Entomofarm a donc imaginĂ© un Ă©levage d’insectes autonome en Ă©nergie dans un container qui se pose n’importe oĂč. On peut mĂ©langer la farine d’insectes avec des rĂ©sidus agricoles pour faire des granulĂ©s. Tout cela pour Ă©viter les pĂȘches destructrices pour fabriquer des farines de poissons par exemple

Gregory Louis a commencĂ© Ă  travailler sur l’aspect financier du projet. Pour le moment la petite boĂźte est installĂ©e Ă  Blanquefort Ă  cĂŽtĂ© de Bordeaux.
Ce systĂšme autonome en Ă©nergie et en nourriture est une rĂ©ponse au problĂšme des aquaculteurs ou Ă©leveurs de poulet de Mayotte ou de Guadeloupe, par exemple, qui font venir Ă  prix d’or la nourriture de mĂ©tropole.
Gregory le guadeloupĂ©en est au commencement de l’aventure
L’affaire semble bien engagĂ©e. Entomofarm va achever sa phase d’éclosion pour devenir une vraie entreprise. L’enjeu de la petite boite est de vendre ces systĂšmes d’élevages clefs en main dĂšs 2016. Anecdote : Entomofarm souhaitait s’installer en Guadeloupe mais la RĂ©gion n’a pas donnĂ© suite. L’entreprise poussera donc dans le Bordelais et rapidement sans doute
 La production de farine d’insectes bio sains est un des enjeux du futur alimentaire de la planĂšte.


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LES INSECTES COMESTIBLES, UNE SOURCE DE PROTÉINES DE BONNE QUALITÉ

Les insectes prĂ©sentent une source de protĂ©ines de bonne qualitĂ© Ă  la fois pour ceux qui cherchent Ă  remplacer la viande mais aussi pour les vĂ©gĂ©tariens ou vĂ©gĂ©taliens qui accepteraient de consommer des insectes comestibles bio. Si les insectes sont Ă©levĂ©s dans des normes sanitaires strictes, si les insectes sont nourris de bons aliments (tels que des fruits, lĂ©gumes, vĂ©gĂ©taux), prĂ©parĂ©s et assaisonnĂ©s correctement, manger des insectes ne prĂ©sente pas plus de risque qu’une autre viande. Au contraire, les insectes sont particuliĂšrement Ă©loignĂ©s gĂ©nĂ©tiquement de l’Homme : ainsi des mutations comme celles qu’on a pu vivre avec la grippe aviaire sont impossibles avec les insectes comestibles. Une seule prĂ©caution est Ă  prendre lorsqu’on consomme des insectes bio, les personnes allergiques aux crustacĂ©s ne doivent pas en consommer : les crustacĂ©s Ă©tant de la famille proche des insectes.

Gastronomie. Preparation d'un plat a base d'insectes comestibles, des vers de farines

Gastronomie. Preparation d’un plat a base d’insectes comestibles, des vers de farines

LES INSECTES COMESTIBLES : UNE SOURCE ALIMENTAIRE AVEC UN FORT INTÉRÊT NUTRITIONNEL
Il existe une grande variĂ©tĂ© d’espĂšces d’insectes comestibles bio : chacune a des valeurs nutritives diffĂ©rentes. NĂ©anmoins, si on considĂšre les insectes comestibles bio dans leur globalitĂ©, les insectes ont une teneur et une qualitĂ© protĂ©ique Ă©gale Ă  la viande. Certaines espĂšces ont leurs petites spĂ©cificitĂ©s : elles contiennent par exemple des valeurs Ă©levĂ©es en calcium (comme le grillon) ou en vitamine C (comme la fourmi).

Ce panel d’insectes comestibles bio offre Ă©galement tout un univers de saveurs diffĂ©rentes. Le goĂ»t de certains insectes comestibles peut se rapprocher de celui de la noisette, de la pomme de terre, du citron. Les insectes comestibles peuvent ainsi ĂȘtre utilisĂ©s dans des prĂ©parations sucrĂ©es ou salĂ©es.

MANGER DES INSECTES COMESTIBLES BIO : NOS ANCÊTRES ET NOS VOISINS LE FONT DÉJÀ !
Les insectes comestibles bio sont consommĂ©s depuis la nuit des temps par nos ancĂȘtres. Les insectes ont toujours fait partie du rĂ©gime alimentaire de l’ĂȘtre humain : ils se nourrissaient de cueillette et d’insectes bien avant l’apparition de la chasse (et de la viande). D’ailleurs, encore Ă  l’heure actuelle, manger des insectes est un acte quotidien pour plus de 2,5 milliards de personnes. Manger des insectes bio est plus rĂ©pandu en Afrique, en Asie et en AmĂ©rique du Sud qu’en Europe mais il ne faut pas considĂ©rer les insectes comestibles bio comme une nourriture de “famine” car certaines espĂšces sont particuliĂšrement onĂ©reuses et recherchĂ©es.

L’ÉLEVAGE D’INSECTES BIOLOGIQUES EST BON POUR LA PLANÈTE
En 2050, nous serons probablement prĂšs de 10 milliards d’habitants sur terre. Une population qu’il faudra nourrir. A l’heure actuelle, nous pouvons dĂ©jĂ  constater les effets dĂ©vastateurs de certains de nos modes de production sur notre santĂ© et sur notre environnement alors que nous sommes (seulement) 7,5 milliards.


Insectes comestibles : une industrie Ă  inventer by CNRS

L’ENTOMOPHAGIE, UNE SOLUTION POUR NOURRIR LA POPULATION CROISSANTE SUR TERRE
Sur une planĂšte limitĂ©e en surface, dĂ©jĂ  fortement impactĂ©e par notre production agricole, oĂč les ocĂ©ans sont sur-pĂȘchĂ©s et oĂč le climat se rĂ©chauffe, nos modes de production et de consommation alimentaire ne seront pas adaptĂ©s pour faire face Ă  ces 10 milliards de personnes. Pour nourrir cette population croissante, il a Ă©tĂ© conclu par l’ONU qu’il faudra se nourrir diffĂ©remment. L’entomophagie, “manger des insectes” est une solution envisagĂ©e pour nourrir la population croissante sur la planĂšte.

L’ÉLEVAGE D’INSECTES BIOLOGIQUES, UN VÉRITABLE INTÉRÊT POUR L’ENVIRONNEMENT
Les insectes sont des invertĂ©brĂ©s Ă  sang froid. Pour maintenir leur tempĂ©rature corporelle, ils n’ont pas besoin d’utiliser l’énergie venant de leur alimentation (comme peut le faire l’Homme). Si l’on ajoute ça Ă  leur petit appĂ©tit, les insectes comestibles bio nĂ©cessitent prĂšs de 10 fois moins de nourriture pour produire 1 kilogramme de protĂ©ines par rapport Ă  1 kilogramme de protĂ©ines issus de boeuf. L’élevage d’insectes nĂ©cessite aussi moins d’espace, moins d’eau, moins de gaz et de dĂ©chets que les systĂšmes d’élevage traditionnels bovins par exemple. Les insectes vivent naturellement en groupe dans des espaces restreints comme des nids etc : le systĂšme d’élevage n’est donc pas problĂ©matique pour eux.

MANGER DES INSECTES COMESTIBLES BIO : UNE SOLUTION POUR LUTTER CONTRE LA FAMINE
La consommation des insectes bio par les ĂȘtres humains est appelĂ©e “entomophagie ». Plusieurs organismes dont la FAO et l’ONU, ont Ă©mis l’hypothĂšse que les insectes Ă©taient une solution envisageable pour lutter contre la famine et subvenir aux besoins de la population croissante en devenir. Si vous souhaitez en savoir plus sur nos actions sur le terrain aux cĂŽtĂ©s des populations qui meurent de faim.

ET ENSUITE ? VOUS SOUHAITEZ PASSER LE CAP ET MANGER DES INSECTES ?
Sur inxect.com, vous pouvez :
– apprendre à cuisiner des insectes bio, avec nos insectes à cuisiner
– choisir des produits dans lesquels l’insecte est invisible tels que : les torsades aux grillons et à la spiruline, les torsades natures aux grillons, la farine de grillons
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Manger des insectes n’est pas un fait nouveau, ni une mode, mĂȘme si les plus rĂ©fractaires aiment Ă  le penser. DĂ©signĂ©e comme l’entomophagie, cette pratique existe effectivement depuis la nuit des temps.

Dans l’AntiquitĂ©, les cigales Ă©taient un met largement consommĂ© par les Grecs, les Romains apprĂ©ciaient les larves de scarabĂ©es et divers insectes Ă©taient vendus enfilĂ©s en chapelets ; en pĂ©riode de grande pullulation, les sauterelles pouvaient garnir les estomacs vides ou encore durant les grandes disettes… Encore aujourd’hui, en Sardaigne, le fameux fromage cazu marzu se dĂ©guste grouillant d’asticots. Et bien sĂ»r, toujours en Asie, en Afrique ou en AmĂ©rique du Sud, oĂč les insectes font, non seulement partie de l’alimentation quotidienne, mais peut aussi ĂȘtre vue comme une pratique thĂ©rapeutique.

Il faut dire que ces petites bĂȘtes sont d’excellentes sources de vitamines, de fer, de sels minĂ©raux, d’acides gras et de protĂ©ines, tout en Ă©tant pauvres en cholestĂ©rols. Autant d’apports indispensables Ă  une bonne croissance et santĂ©. Ils constituent ainsi une excellente alternative Ă  la viande ou au poisson.

Toutefois, pas question de manger n’importe quel asticot ou larve pris au hasard au cours de vos promenades. Certains contiennent des toxines particuliĂšrement nocives pour le mĂ©tabolisme humain. De plus, ingĂ©rant eux-mĂȘmes des bactĂ©ries, ils sont susceptibles de les transmettre. Il est donc impĂ©ratif d’avoir une connaissance prĂ©cise et valable de la question avant d’imaginer cuisiner quelque insecte que ce soit.

Il vous reste quand mĂȘme l’embarras du choix, avec quelque 5 000 espĂšces comestibles.

Les prĂ©fĂ©rĂ©s sont diverses chenilles juteuses et nourrissantes, les termites, les sauterelles, les grillons, les abeilles, les fourmis, les scarabĂ©es, les libellules, les araignĂ©es, les tĂ©nĂ©brions, les punaises et mĂȘme les scorpions dans une recette explosive au Mexique.

Sur les marchĂ©s d’Asie, s’amoncellent toutes sortes d’insectes grillĂ©s ou frits, minuscules ou plus imposants, qui constituent une dĂ©licieuse mise en bouche, se grignotent au cours de la journĂ©e. ParticuliĂšrement goĂ»teux, ils font partie de la gastronomie locale au mĂȘme titre que le poulet, le bƓuf et le poisson dans certaines cultures. Dans certaines rĂ©gions d’Afrique, notamment celles sans grandes ressources alimentaires, les insectes constituent un excellent substitut, aidant Ă  pallier aux diverses carences. Termites bouillis, mijotant dans une soupe ou agrĂ©mentant un bol de riz, sauterelles grillĂ©es, brochettes de chenilles font partie des repas de repas habituels. En Europe, certains grands chefs de la gastronomie s’y essaient et proposent cette expĂ©rience culinaire Ă  leurs clients dans des compositions Ă  base de vers de farine, de scorpions d’eau, de scarabĂ©es ou de sauterelles.

Ce qui rend les insectes tellement intĂ©ressants dans tellement de contrĂ©es, ce n’est pas tant leur saveur, mais bien leur apport des plus riches en nutriments essentiels. C’est pourquoi de plus en plus de chercheurs se penchent sur la question. Des projets d’Ă©levage d’insectes sont d’ailleurs actuellement Ă  l’étude pour juguler la consommation de certains produits qui tendent Ă  s’Ă©puiser ou exigent des coĂ»ts de production trop Ă©levĂ©s, notamment dans l’alimentation animale, tels celle destinĂ©e aux volailles. Des farines d’insectes pourraient donc assez rapidement remplacer les farines de poisson ou de soja.

Et, de l’animal Ă  l’homme, il n’y a qu’un pas. La question se pose donc tout naturellement quant Ă  notre future consommation d’insectes. Ces petites bĂ©bĂȘtes si prolifiques et si riches en protĂ©ines pourraient bien Ă  terme constituer un substitut Ă  d’autres espĂšces animales tant d’un point de vue financier et Ă©cologique que dans un souci de maintien des Ă©cosystĂšmes.