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La population mondiale connait une croissance sans prĂ©cĂ©dent : nous serons 10 milliards d’habitants sur Terre en 2050 ! Cette augmentation entraine bien Ă©videmment une demande de plus en plus importante en nourriture et notamment en viande. Cependant, la production alimentaire entraine une grave pression sur l’environnement : pollution, pĂ©nurie de terres agricoles, pĂ©nurie d’eau, etc


C’est pourquoi la FAO (Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture) a proposĂ© en 2013 d’utiliser les insectes bio comme nouvelles sources de nutrition. Bons pour l’environnement et bons pour la santĂ©, les insectes bio sont pleins de protĂ©ines et tendent Ă  devenir une alternative saine et naturelle Ă  la consommation de viande. Vous ne nous croyez pas ? Bougez pas, on va vous le prouver !

manger des insectes bio c'est bon pour vous et pour la planĂšte

manger des insectes bio c’est bon pour vous et pour la planĂšte

Riches en nutriments

On vous a dit que les insectes bio sont riches en protĂ©ines ? C’est vrai ! On compte 49% de protĂ©ines pour les vers de farine et plus de 45% pour les grillons. Mais c’est pas tout ! Ils sont Ă©galement riches en calcium, zinc, fer, magnĂ©sium, Omega 3, Omega 6 et autres minĂ©raux essentiels. Que demander de plus ?

Utiliser moins d’eau

Ah, vous en demandez plus ? TrĂšs bien ! Notez alors qu’en comparaison Ă  l’élevage des bovins, porcins ou de la volaille, les insectes bio nĂ©cessitent largement moins d’eau pour obtenir un rendu identique en termes de protĂ©ines. Les insectes bio s’hydratent en effet principalement par les lĂ©gumes (bios) qu’ils consomment !
Moins de nourriture
Les insectes bio ont un rendement bien supĂ©rieur comparĂ© Ă  l’élevage traditionnel ! Ainsi pour obtenir 1 Kg de protĂ©ines, il faudrait utiliser 20 Kg de vĂ©gĂ©taux pour l’élevage bovin, 7 Kg pour l’élevage porcin, et seulement 2 Kg pour les insectes bio.

Moins de pollution

On vous sait dĂ©jĂ  convaincus, mais attendez une petite minute ! Savez-vous que les insectes bio ont un impact largement infĂ©rieur sur l’environnement que les autres sources de protĂ©ines ? En comparaison avec les bovins, les insectes bio produisent 100 fois moins de gaz Ă  effet de serre pour la mĂȘme quantitĂ© de protĂ©ines.

Moins d’espace

A-t-on prĂ©cisĂ© que l’élevage d’insectes bio nĂ©cessitent moins d’espace que les autres types d’élevage ?! Non ? Eh bien sachez qu’en comparaison, l’élevage bovin nĂ©cessite 200 mÂČ d’espace pour obtenir 1 Kg de protĂ©ines, contrairement Ă  l’élevage d’insectes bio que ne nĂ©cessitent que 15 mÂČ.

Moins de temps

L’élevage d’insectes bio nĂ©cessitent un temps largement infĂ©rieur comparĂ© aux Ă©levages traditionnels. En effet, les insectes bio sont adultes au bout de 2 mois et pondent environ 1 200 oeufs par mois. Quant aux bovins, il leur faudra 2 ans pour devenir adulte et 9 mois de gestation pour donner une nouvelle gĂ©nĂ©ration ! Alors, convaincus ?


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Entomophagie : mot savant qui signifie l’acte de manger des insectes bio. Pourquoi parler de ça ? Pas question ici des « friandises naturelles » offertes parfois pour vous lancer un dĂ©fi de bravoure, voire de sensibilisation !

CarrĂ©ment parce qu’il est communĂ©ment admis que le monde, qui hĂ©bergera 9 milliards d’humains d’ici 2050, commandera que la production alimentaire actuelle soit pratiquement multipliĂ©e par deux. Les terres – surtout arables – deviennent rares. AccroĂźtre les surfaces dĂ©diĂ©es Ă  l’agriculture n’est pas une option durable. Les mers et nos ocĂ©ans sont dĂ©jĂ  en surpĂȘche. Le changement climatique
 Les pĂ©nuries d’eau potable
 Bref, le potentiel que les insectes biologiques reprĂ©sentent pour l’alimentation humaine – et animale – ne peut pas ĂȘtre ignorĂ©.

Vous serez peut-ĂȘtre encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espĂšces d’insectes biologiques qui sont mentionnĂ©es comme aliments humains.

Vous serez peut-ĂȘtre encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espĂšces d’insectes biologiques qui sont mentionnĂ©es comme aliments humains.

Heureusement, la rĂ©flexion et les recherches sont beaucoup plus avancĂ©es que ce qu’en laisse penser l’état de l’opinion publique Ă  cet Ă©gard, du moins en Occident. DĂ©jĂ  en 2013, la FAO a publiĂ© un important rapport de centaines de pages sur l’entomophagie, en qualifiant cette approche de solution « innovante » pour nourrir la planĂšte. Mais la FAO, c’est la grande famille des Nations Unies, de l’ONU, et on est toujours loin de l’application dans les États membres. L’ouvrage Ă©value tout de mĂȘme le potentiel que les insectes biologiques reprĂ©sentent pour l’alimentation humaine et animale et recense l’information existante et les travaux de recherche sur les insectes biologiques.

ENTOMOPHAGIE : CONTEXTE ÉCONOMIQUE
Pourquoi parler d’insecte maintenant ? En ce dĂ©but de XXIe siĂšcle, les insectes biologiques apparaissent comme une ressource particuliĂšrement appropriĂ©e pour l’alimentation humaine, et aussi animale, pour de multiples raisons : d’abord les prix croissants des protĂ©ines animales.

Mais aussi l’insĂ©curitĂ© alimentaire et les pressions accrues sur l’environnement, auxquelles s’ajoutent la croissance dĂ©mographique et le phĂ©nomĂšne spĂ©cifique de la demande croissante en protĂ©ines par les classes moyennes.

RĂ©sultat : dĂ©jĂ , en 2017, il devient urgent de trouver des alternatives Ă  l’élevage du bĂ©tail conventionnel.

QUEL RÔLE POUR LES INSECTES ?
Concomitamment, on peut dĂ©jĂ  considĂ©rer que la consommation d’insectes biologiques, elle, contribue positivement Ă  la protection de l’environnement, tout comme Ă  la santĂ© et aux moyens de subsistance des populations locales. Mais doit-on y voir un rĂŽle majeur dans une stratĂ©gie pour nourrir la planĂšte ?

Vous serez peut-ĂȘtre surpris d’apprendre qu’il y a 14 mammifĂšres domestiquĂ©s dans le monde, chacun pesant au moins 45 kg ; l’Eurasie se targuant de 13 de ces animaux, alors que seul le lama provient des AmĂ©riques.
Vous serez peut-ĂȘtre encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espĂšces d’insectes biologiques qui sont mentionnĂ©es comme aliments humains.
D’ailleurs, on estime que les insectes biologiques font dĂ©jĂ  partie des repas traditionnels d’au moins 2 milliards d’humains. À contrario, nos 14 mammifĂšres ne produisant pas seulement de grandes quantitĂ©s de viande – en faisant les principaux fournisseurs d’aliments d’origine animale -, mais aussi d’excellents producteurs de chaleur animale, de produits laitiers, de cuir, de laine, de force de travail autant pour le labour que le transport, il n’est pas difficile de penser que c’est en raison de l’utilitĂ© de ces mammifĂšres que les insectes biologiques, Ă  l’exception des abeilles et des vers Ă  soie, n’ont jamais eu de succĂšs en Occident.

Pourtant, l’insecte fournit de nombreux services fondamentaux pour la survie de l’humanitĂ©, jouant un rĂŽle important dans la reproduction vĂ©gĂ©tale par la pollinisation, amĂ©liorant la fertilitĂ© des sols par bioconversion des dĂ©chets, contrĂŽlant les nuisibles grĂące Ă  la lutte biologique naturelle et fournissant une grande variĂ©tĂ© de produits de valeur (miel, soie) et mĂ©dicinaux, comme l’asticothĂ©rapie. Leur utilitĂ© ne fait donc aucun doute. Mais voilĂ  qu’il faudra accepter de les savoir, voire de les voir dans sa propre assiette.

Insectes biologiques actuellement les plus consommés (au niveau mondial) :

les scarabées (coléoptÚres) pour 31 % ;
les chenilles (lépidoptÚres) pour 18 % ;
les abeilles, guĂȘpes et fourmis (hymĂ©noptĂšres) pour 14 % ;
les sauterelles, criquets et grillons (orthoptĂšres) pour 13 % ;
les cigales, cicadelles, cochenilles et punaises (hémiptÚres) pour 10 % ;
les termites (isoptĂšres) pour 3 % ;
les libellules (odonates) pour 3 % ;
les mouches (diptĂšres) pour 2 % ;
et enfin des insectes biologiques appartenant à d’autres ordres pour un total de 5 %.
Si le dĂ©fi de nourrir la planĂšte doit passer par la consommation d’insectes biologiques, en Occident comme ailleurs, et que la rĂ©putation de la chose reste au seuil du zĂ©ro pour la grande majoritĂ© des gens qui ne le font pas dĂ©jĂ , alors que faut-il faire ?

L’ouvrage de la FAO nous donne une marche à suivre.

MARCHE À SUIVRE

« Toutes les actions visant Ă  libĂ©rer l’énorme potentiel des insectes biologiques pour accroĂźtre la sĂ©curitĂ© alimentaire nĂ©cessitent que les quatre principaux goulots d’étranglement et dĂ©fis suivants soient rĂ©solus simultanĂ©ment », rĂ©sument les experts de la FAO.

Premiùrement, il faut plus d’information sur la valeur nutritionnelle des insectes biologiques, afin de les promouvoir plus efficacement comme nourriture saine.

DeuxiĂšmement, les impacts environnementaux de la rĂ©colte et de l’élevage des insectes biologiques doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s pour permettre de les comparer Ă  ceux provoquĂ©s par les pratiques agricoles traditionnelles et l’élevage du bĂ©tail, qui peuvent ĂȘtre plus dommageables pour l’environnement.

TroisiĂšmement, les bĂ©nĂ©fices socio-Ă©conomiques que la rĂ©colte et l’élevage des insectes biologiques peuvent offrir et leur augmentation doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s, en particulier pour amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© alimentaire des plus pauvres.

QuatriĂšmement, des cadres lĂ©gislatifs clairs et exhaustifs au niveau national et au niveau international sont nĂ©cessaires au plein dĂ©veloppement – de l’échelle domestique Ă  l’échelle industrielle – de la production et du commerce international des produits issus des insectes biologiques utilisĂ©s dans l’alimentation humaine et animale.

D’ailleurs, la FAO entretient depuis 2010 un portail Web sur les insectes comestibles biologiques, qui fournit des informations de base sur l’utilisation et le potentiel des insectes comestibles biologiques ainsi que sur les liens Web pertinents. Il fournit aussi d’autres informations techniques pertinentes, des vidĂ©os et autres couvertures mĂ©diatiques.

La FAO prĂ©cise en outre les obstacles Ă  la crĂ©ation de nouveaux marchĂ©s Ă  l’exemple de l’Union europĂ©enne. On sait donc que les obstacles majeurs Ă  l’élevage des insectes biologiques dans l’UE sont:

des rĂšglements sanitaires stricts pour crĂ©er des Ă©tablissements d’élevage;
un manque de directives sur l’élevage de masse des insectes;
un manque de clartĂ© sur l’autorisation ou non des insectes biologiques sur le marchĂ© par le rĂšglement des nouveaux aliments;
une information limitĂ©e sur les espĂšces consommĂ©es avant le 15 mai 1997, ce qui est nĂ©cessaire pour qu’un aliment soit qualifiĂ© de «nouvel aliment»;
les restrictions rĂ©centes dans l’Union europĂ©enne concernant l’alimentation de la volaille, des porcs et des poissons de pisciculture avec des protĂ©ines animales transformĂ©es, sans qu’aucune rĂ©fĂ©rence aux insectes biologiques ne soit faite. (Source: L. Giroud, communication personnelle, 2012)
Et en AmĂ©rique ? Si vous voulez savoir combien y a-t-il de fermes d’insectes biologiques au Canada, sachez aussi qu’Agriculture Canada n’exige pas de permis pour la production d’insectes biologiques de consommation et donc ne compile pas encore les donnĂ©es de ce secteur Ă©conomique bien sommaire.

Une industrie pourtant pas inexistante, car Entomo Farms, qui opĂšre depuis dĂ©jĂ  deux ans Ă  Norwood, en Ontario, serait le plus important producteur du pays (essentiellement des grillons, destinĂ©s d’ailleurs au marchĂ© amĂ©ricain). Il faut 6 semaines pour amener un grillon Ă  maturitĂ© commerciale ! Efficace donc.

On y fait notamment du grillon entier aromatisĂ© : BBQ, Ă©picĂ©s ou miel et moutarde. Mium ! Mium ! Mais l’intĂ©rĂȘt commercial est sans doute plus Ă©vident du cĂŽtĂ© de la version poudre du produit. Car cette « farine » remplace avantageusement Ă  peu prĂšs tous les aliments qui en nĂ©cessitent ! Il faut en effet seulement 20-30% de poudre de grillons pour faire l’équivalent en farine.

Un article rĂ©cent du quotidien montrĂ©alais La Presse mentionne aussi une ferme en Nouvelle-Écosse, et une autre en Colombie-Britannique, qui feraient dans le grillon canadien commercial, mais aucune n’aurait Ă©tĂ© identifiĂ©e encore au QuĂ©bec. La production artisanale de l’entreprise Vire-Bebittes, dans les Cantons-de-l’Est, serait cependant Ă  quelques mois de passer au stade commercial.

Le grillon possĂšde le double de protĂ©ine que le bƓuf pour la mĂȘme quantitĂ© de poids et il est riche en vitamines, fibres et minĂ©raux.

Le grillon demande 2 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Le bƓuf demande 10 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Le porc demande 5 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Pratiquement 80% de l’ensemble de l’insecte biologique est comestible, 55% pour le poulet et seulement 40% pour le bƓuf.

LE JAPON, LE MEXIQUE
 ET LES AUTRES
Il est gĂ©nĂ©ralement admis que la pratique de manger de l’insecte a lieu exclusivement dans les pays tropicaux, mais ce n’est pas tout Ă  fait vrai. Car les insectes biologiques sont aussi consommĂ©s dans des pays en zones tempĂ©rĂ©es, tels que la Chine (Feng et Chen, 2003), le Japon (Mitsuhashi, 2005) et le Mexique (Ramos Elorduy, 1997), selon les trouvailles de la FAO.

L’eau est un facteur clef de la productivitĂ© des terres et un nombre croissant d’indices suggĂšre que le manque d’eau limite dĂ©jĂ  la production agricole dans de nombreuses rĂ©gions Ă  travers la planĂšte entiĂšre. Et n’estime-t-on pas dĂ©jĂ  qu’en 2025, quelque 1,8 milliard d’humains vivront dans des pays ou des rĂ©gions avec une pĂ©nurie absolue d’eau, et deux tiers de la population mondiale feront face Ă  des difficultĂ©s d’approvisionnement (FAO, 2012b). Il ne faut jamais oublier, par ailleurs, que l’agriculture consomme environ 70 % de l’eau douce mondiale (Pimentel et al., 2004).

LA CLÉ DE L’EAU
RĂ©pĂ©tons-le : d’ici 2025 donc moins de dix ans, quelque 1,8 milliard d’humains vivront avec une pĂ©nurie absolue d’eau ; et l’agriculture ne cesse pas de consommer environ 70 % de l’eau douce mondiale.

Or le QuĂ©bec est un champion en matiĂšre de rĂ©serve mondiale d’eau douce. Il en est dotĂ© sur l’ensemble de son territoire dans des proportions de quantitĂ© par habitant presque gĂȘnantes pour tous le reste de l’humanitĂ©. Ce qui ne signifie pas que l’écosystĂšme y supporterait pour autant une large exportation brute de la ressource. Le gouvernement s’apprĂȘte d’ailleurs Ă  augmenter de maniĂšre substantielle la redevance demandĂ©e en matiĂšre de captation des eaux au QuĂ©bec.

À tout bien considĂ©rer, la production de protĂ©ines d’insectes biologiques y serait certainement une maniĂšre innovante et hautement efficace d’exporter virtuellement cette eau si prĂ©cieuse pour tous. Et ceci tout au bĂ©nĂ©fice d’une rĂ©ponse positive au dĂ©fi de nourrir la planĂšte.

Au-delà de la « friandises traditionnelles » !
L’édition de 1992 du Malawi Cookbook prĂ©sente moult recettes sous le titre «friandises traditionnelles».

Et que dire du Buqadilla Buqadilla : une collation innovante, en cours de mise au point pour le marchĂ© hollandais. C’est un produit alimentaire de type mexicain Ă©picĂ© Ă  base de pois chiche et de 40 % de petits vers de farine. Dans plusieurs restaurants et cantines oĂč le produit a Ă©tĂ© testĂ©, il a Ă©tĂ© bien accueilli pour son goĂ»t et sa texture moelleuse. Cette collation durable, saine et exotique, est un bel exemple de façon culturellement acceptable par les consommateurs occidentaux de tester et d’apprĂ©cier les insectes comestibles biologiques comme aliments

Et du Crikizz Crikizz : autre exemple de produit europĂ©en Ă  base d’insecte biologique, dĂ©veloppĂ© par Ynsect et des Ă©tudiants français. Amuse-gueule Ă©picĂ©, soufflĂ©, Ă  base de vers de farine et de manioc, sa teneur en vers de farine varie de 10 Ă  20 % selon la gamme de produits «classique» ou «extrĂȘme».

Ou encore du SOR-Mite (bouillie de sorgho enrichie en protĂ©ines) : la compĂ©tition « DĂ©velopper des solutions pour les pays en dĂ©veloppement », organisĂ©e par l’Institut des techniciens de l’alimentation, promeut l’application des sciences et des techniques de l’alimentation et le dĂ©veloppement de nouveaux produits et procĂ©dĂ©s dans le but d’amĂ©liorer la qualitĂ© de vie des populations des pays en dĂ©veloppement. Le 1er prix de cette compĂ©tition a Ă©tĂ© remis, lors de l’Exposition alimentaire annuelle d’Anaheim aux États-Unis en juin 2009, au projet SOR-Mite, un mĂ©lange Ă  base de sorgho enrichi avec des termites. Les cĂ©rĂ©ales faiblement nutritives habituellement consommĂ©es dans de nombreux pays africains, sont pauvres en protĂ©ines et en matiĂšres grasses et manquent de plusieurs acides aminĂ©s essentiels, tels que la lysine. Enrichir ces cĂ©rĂ©ales avec des termites ailĂ©s hautement nutritifs, facilement rĂ©coltĂ©s en dĂ©but de saison des pluies, paraĂźt trĂšs pertinent.


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Dans les pays occidentaux, les insectes sont souvent considĂ©rĂ©s comme nuisibles. Toutefois, pourrait ĂȘtre la clĂ© pour rĂ©soudre la crise alimentaire mondiale qui se profile. (L’approvisionnement alimentaire devrait doubler d’ici 2050 pour nourrir une population projetĂ©e de 9 milliards.)

Actuellement, il ya deux milliards de personnes mangent des insectes dans le monde, selon un nouveau rapport de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture a rĂ©cemment publiĂ©, les espĂšces les plus consommĂ©es sont les colĂ©optĂšres, les chenilles, les abeilles, les guĂȘpes et fourmis.

Certains des avantages que leur consommation pourrait fournir sont:
1. Fournir les nutriments nécessaires
Le rapport de la FAO a constaté que les criquets et les sauterelles adultes ont des niveaux élevés de protéines, de calcium, le zinc et le fer.
2. Insectes libĂšrent moins de gaz Ă  effet de serre que l’Ă©levage traditionnel
Le bétail représente 18% des émissions de gaz de serre en battant le secteur des transports.
L’Ă©levage d’insectes en utilisant moins de terres et de bĂ©tail de l’eau. Ce est aussi un moyen de faire usage des dĂ©chets organiques.

Elevage d'insectes comestibles

Elevage d’insectes comestibles

3. Faible coût économique
Comme les prix mondiaux des denrĂ©es alimentaires ont augmentĂ© le coĂ»t des aliments a augmentĂ© les prix de la viande, mais les insectes nĂ©cessitent moins d’Ă©nergie et est donc la conversion plus efficace de l’alimentation en protĂ©ines
4. Ils sont moins susceptibles de transmettre des maladies Ă  nous
Les insectes sont taxonomique Ă©loignĂ© de l’homme, ce qui les rend moins susceptibles de transmettre des maladies
5. Ils sont partout
Il insectes comestibles qui vivent dans les forĂȘts, les terres agricoles et l’eau.
Cependant, tous les avis sont favorables
Un groupe de chercheurs de l’UniversitĂ© de Wageningen a publiĂ© une Ă©valuation des insectes comestibles comme une source de protĂ©ine dans le contrĂŽle des aliments AoĂ»t de 2012. Ces chercheurs ont constatĂ© que “bactĂ©ries sporulantes sont un risque pour la sĂ©curitĂ©”, se mangent cuits comme si consommĂ©s crus. Bien que plus de recherche est nĂ©cessaire, les donnĂ©es actuelles indiquent que les insectes comestibles doivent ĂȘtre traitĂ©s avec le plus grand soin pour Ă©viter tout dommage.
En outre, de nombreux insectes sont des herbivores et omnivores donc ils sont moins problĂ©matiques, en tout cas, il est important de bien faire cuire que pourrait ĂȘtre affectĂ© par des organismes nuisibles. L’utilisation de pesticides peut aussi causer insectes impropres Ă  la consommation humaine. Les herbicides peuvent se accumuler dans les insectes de la bioaccumulation.

Insectes comestibles : une industrie Ă  inventer by CNRS


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LES INSECTES COMESTIBLES, UNE SOURCE DE PROTÉINES DE BONNE QUALITÉ

Les insectes prĂ©sentent une source de protĂ©ines de bonne qualitĂ© Ă  la fois pour ceux qui cherchent Ă  remplacer la viande mais aussi pour les vĂ©gĂ©tariens ou vĂ©gĂ©taliens qui accepteraient de consommer des insectes comestibles bio. Si les insectes sont Ă©levĂ©s dans des normes sanitaires strictes, si les insectes sont nourris de bons aliments (tels que des fruits, lĂ©gumes, vĂ©gĂ©taux), prĂ©parĂ©s et assaisonnĂ©s correctement, manger des insectes ne prĂ©sente pas plus de risque qu’une autre viande. Au contraire, les insectes sont particuliĂšrement Ă©loignĂ©s gĂ©nĂ©tiquement de l’Homme : ainsi des mutations comme celles qu’on a pu vivre avec la grippe aviaire sont impossibles avec les insectes comestibles. Une seule prĂ©caution est Ă  prendre lorsqu’on consomme des insectes bio, les personnes allergiques aux crustacĂ©s ne doivent pas en consommer : les crustacĂ©s Ă©tant de la famille proche des insectes.

Gastronomie. Preparation d'un plat a base d'insectes comestibles, des vers de farines

Gastronomie. Preparation d’un plat a base d’insectes comestibles, des vers de farines

LES INSECTES COMESTIBLES : UNE SOURCE ALIMENTAIRE AVEC UN FORT INTÉRÊT NUTRITIONNEL
Il existe une grande variĂ©tĂ© d’espĂšces d’insectes comestibles bio : chacune a des valeurs nutritives diffĂ©rentes. NĂ©anmoins, si on considĂšre les insectes comestibles bio dans leur globalitĂ©, les insectes ont une teneur et une qualitĂ© protĂ©ique Ă©gale Ă  la viande. Certaines espĂšces ont leurs petites spĂ©cificitĂ©s : elles contiennent par exemple des valeurs Ă©levĂ©es en calcium (comme le grillon) ou en vitamine C (comme la fourmi).

Ce panel d’insectes comestibles bio offre Ă©galement tout un univers de saveurs diffĂ©rentes. Le goĂ»t de certains insectes comestibles peut se rapprocher de celui de la noisette, de la pomme de terre, du citron. Les insectes comestibles peuvent ainsi ĂȘtre utilisĂ©s dans des prĂ©parations sucrĂ©es ou salĂ©es.

MANGER DES INSECTES COMESTIBLES BIO : NOS ANCÊTRES ET NOS VOISINS LE FONT DÉJÀ !
Les insectes comestibles bio sont consommĂ©s depuis la nuit des temps par nos ancĂȘtres. Les insectes ont toujours fait partie du rĂ©gime alimentaire de l’ĂȘtre humain : ils se nourrissaient de cueillette et d’insectes bien avant l’apparition de la chasse (et de la viande). D’ailleurs, encore Ă  l’heure actuelle, manger des insectes est un acte quotidien pour plus de 2,5 milliards de personnes. Manger des insectes bio est plus rĂ©pandu en Afrique, en Asie et en AmĂ©rique du Sud qu’en Europe mais il ne faut pas considĂ©rer les insectes comestibles bio comme une nourriture de “famine” car certaines espĂšces sont particuliĂšrement onĂ©reuses et recherchĂ©es.

L’ÉLEVAGE D’INSECTES BIOLOGIQUES EST BON POUR LA PLANÈTE
En 2050, nous serons probablement prĂšs de 10 milliards d’habitants sur terre. Une population qu’il faudra nourrir. A l’heure actuelle, nous pouvons dĂ©jĂ  constater les effets dĂ©vastateurs de certains de nos modes de production sur notre santĂ© et sur notre environnement alors que nous sommes (seulement) 7,5 milliards.


Insectes comestibles : une industrie Ă  inventer by CNRS

L’ENTOMOPHAGIE, UNE SOLUTION POUR NOURRIR LA POPULATION CROISSANTE SUR TERRE
Sur une planĂšte limitĂ©e en surface, dĂ©jĂ  fortement impactĂ©e par notre production agricole, oĂč les ocĂ©ans sont sur-pĂȘchĂ©s et oĂč le climat se rĂ©chauffe, nos modes de production et de consommation alimentaire ne seront pas adaptĂ©s pour faire face Ă  ces 10 milliards de personnes. Pour nourrir cette population croissante, il a Ă©tĂ© conclu par l’ONU qu’il faudra se nourrir diffĂ©remment. L’entomophagie, “manger des insectes” est une solution envisagĂ©e pour nourrir la population croissante sur la planĂšte.

L’ÉLEVAGE D’INSECTES BIOLOGIQUES, UN VÉRITABLE INTÉRÊT POUR L’ENVIRONNEMENT
Les insectes sont des invertĂ©brĂ©s Ă  sang froid. Pour maintenir leur tempĂ©rature corporelle, ils n’ont pas besoin d’utiliser l’énergie venant de leur alimentation (comme peut le faire l’Homme). Si l’on ajoute ça Ă  leur petit appĂ©tit, les insectes comestibles bio nĂ©cessitent prĂšs de 10 fois moins de nourriture pour produire 1 kilogramme de protĂ©ines par rapport Ă  1 kilogramme de protĂ©ines issus de boeuf. L’élevage d’insectes nĂ©cessite aussi moins d’espace, moins d’eau, moins de gaz et de dĂ©chets que les systĂšmes d’élevage traditionnels bovins par exemple. Les insectes vivent naturellement en groupe dans des espaces restreints comme des nids etc : le systĂšme d’élevage n’est donc pas problĂ©matique pour eux.

MANGER DES INSECTES COMESTIBLES BIO : UNE SOLUTION POUR LUTTER CONTRE LA FAMINE
La consommation des insectes bio par les ĂȘtres humains est appelĂ©e “entomophagie ». Plusieurs organismes dont la FAO et l’ONU, ont Ă©mis l’hypothĂšse que les insectes Ă©taient une solution envisageable pour lutter contre la famine et subvenir aux besoins de la population croissante en devenir. Si vous souhaitez en savoir plus sur nos actions sur le terrain aux cĂŽtĂ©s des populations qui meurent de faim.

ET ENSUITE ? VOUS SOUHAITEZ PASSER LE CAP ET MANGER DES INSECTES ?
Sur inxect.com, vous pouvez :
– apprendre à cuisiner des insectes bio, avec nos insectes à cuisiner
– choisir des produits dans lesquels l’insecte est invisible tels que : les torsades aux grillons et à la spiruline, les torsades natures aux grillons, la farine de grillons
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NUTRITION HUMAINE
L’idĂ©e d’utiliser des insectes en tant que produit de base pour la nutrition humaine a longtemps Ă©tĂ© sujet au dĂ©bat. Dans de nombreux pays, notamment en Asie, il y a dĂ©jĂ  plusieurs traitements Ă  base d’insectes ou de conditionnements alimentaires, tels que les insectes sĂ©chĂ©s ou en conserve. L’utilisation des insectes pour la nutrition n’est donc pas nouveau.

NUTRACEUTIQUES
Nutraceutiques, Ă  la fois pour l’Homme et les animaux, est un des marchĂ©s en croissance les plus prometteurs.
A Inxect, notre but est de dĂ©velopper des composĂ©s bioactifs Ă  partir d’insectes, comme le chitosan, la glucosamine ou chitooligosaccharides, dans le but d’amĂ©liorer la santĂ© animale, vĂ©gĂ©tale et humaine et leur bien-ĂȘtre.


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Sur la base des documents prĂ©sentĂ©s et des discussions tenues lors de la confĂ©rence de la FAO-Wageningen UR sur «Les insectes pour nourrir le monde» organisĂ©e en Mai dernier, il est plausible de penser que les repas Ă  partir d’insectes sont prometteurs en tant que futurs aliments de substitution et une solution viable.

Les repas constituĂ©s d’insectes sont pour la plupart constituĂ©s de larves, mouches domestiques, d’asticots, de vers de farine, de criquets,de sauterelles, et de vers Ă  soie, les repas ont des niveaux Ă©levĂ©s de protĂ©ines brutes (de mĂȘme ampleur que le tourteau de soja et la farine de poisson) et des lipides bon pour la masse musculaire. Leur composition d’acides aminĂ©s est bonne et la digestibilitĂ© des protĂ©ines est Ă©levĂ©e, et ceux-ci peuvent remplacer 25 Ă  100% de farine de soja et de protĂ©ine de la farine de poisson dans l’alimentation, en fonction de la source de farine d’insectes. De huile est prĂ©sente dans les insectes et peut ĂȘtre extrait pour produire un autre produit Ă  valeur ajoutĂ©e, le biodiesel; les repas d’insectes dĂ©graissĂ©s ont une teneur en protĂ©ines plus Ă©levĂ©e que le tourteau de soja et que la farine de poisson qui peuvent ĂȘtre utilisĂ©s comme aliments pour animaux de bonne qualitĂ©.

Les repas d’insectes sont une part importante de l’alimentation des animaux produits par l’industrie agroalimentaire, ceux-ci doivent ĂȘtre produits et transformĂ©s en grandes quantitĂ©s. Actuellement, l’Ă©levage d’insectes se fait Ă  petite Ă©chelle. Il faut que ce soit rentable et bien optimiser l’élevage d’insectes en utilisant des substrats bien dĂ©finis et produisent des insectes ou des repas d’insectes d’une qualitĂ© dĂ©finie.
Pour obtenir un produit final, la mise en place des procĂ©dures d’assainissement pour une utilisation sĂ»re des bio-dĂ©chets et la gestion des maladies, les mĂ©taux lourds et les pesticides doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©s.
Il est nĂ©cessaire de dĂ©velopper un cadre rĂ©glementaire avec des lĂ©gislations pour rĂ©aliser des repas Ă  partir d’insectes pour l’alimentation animale, et d’amĂ©liorer les mĂ©thodes d’Ă©valuation des risques.
L’impact sur l’alimentation avec ces repas d’insectes se base sur la sĂ©curitĂ© des produits et de la qualitĂ© du point de vue de la santĂ© humaine.
Certains insectes (par exemple les larves de mouches, les mouches domestiques, les asticots, les vers de farine, les vers Ă  soie) sont bons pour l’accumulation de lipides / huiles dans le but d’augmenter sa masse musculaire pour tout sportif qui se respecte. L’utilisation de ces huiles pour la production et l’utilisation de la farine dĂ©graissĂ©e Ă  l’alimentation animale biocarburants permettrait d’amĂ©liorer les rendements Ă©conomiques vis Ă  vis de l’exploitation. En outre, certains insectes sont riches en chitine, qui pourrait Ă©galement avoir de nombreuses utilisations intĂ©ressantes.

Insectes pourraient Ă©galement ĂȘtre une source de composĂ©s bioactifs de grande valeur, qui devraient ĂȘtre Ă©tudiĂ©s.