Boutique Biologiquement.comLes insectes, une source intarissable de nutriments !

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On ne recense plus le nombre de bienfaits nutritifs que les insectes comestibles bio procurent à l’organisme humain. Très nombreuses ont été les études à démontrer scientifiquement les avantages liés à la pratique de l’entomophagie.

Toutes convergent vers les mêmes conclusions : nos amis à six pattes (criquets, grillons, sauterelles, scarabées…) renferment une quantité astronomique de nutriments (vitamines, sels minéraux, oligo-éléments, protéines, acides aminés essentiels…) indispensables à la croissance et à l’équilibre nutritionnel du corps humain. Passons-les en revue sans plus tarder !

les insectes comestibles renferment une quantité phénoménale de nutriments essentiels à la croissance du corps humain.
les insectes comestibles renferment une quantité phénoménale de nutriments essentiels à la croissance du corps humain.

Les insectes bio ? Une profusion de bienfaits nutritifs !

Compléments indispensables aux échanges et processus vitaux, les vitamines font référence à des substances organiques nécessaires au bon fonctionnement métabolique de l’organisme. Au nombre de treize, leur apport se fait exclusivement par l’alimentation. Parmi les principales vitamines présentes en grand nombre chez les insectes bio comestibles figurent les B1 (thiamine), B2 (riboflavine) et B3 (niacine). Toutes obéissent à des fonctions spécifiques : le métabolisme des glucides, lipides et protides, le bon fonctionnement du système nerveux, l’oxygénation des cellules, la synthèse de certaines hormones, la production de neurotransmetteurs…

Autres éléments essentiels au fonctionnement et au développement de notre organisme, les sels minéraux (calcium, potassium, phosphore, sodium, magnésium…) et les oligo-éléments (zinc, fer, sélénium, fluor, chrome…) sont suffisamment nombreux chez les insectes bio pour constituer une source énergétique digne de figurer dans nos assiettes. En effet, ces derniers interviennent dans une pléthore de fonctions déterminantes : la minéralisation du squelette, la transmission des influx nerveux, le fonctionnement des systèmes enzymatiques et hormonaux, la neutralisation des radicaux libres (action anti-oxydante)…

Également indispensables à notre organisme qui est incapable de les fabriquer naturellement, les acides gras essentiels (notamment l’acide linoléique), utiles pour la fabrication de la membrane cellulaire, sont exclusivement fournis par notre alimentation. Présents dans les poissons, les huiles végétales ET les insectes comestibles bio, leur absorption permet de lutter efficacement contre les troubles cardiovasculaires et l’hypertension artérielle. Il faut savoir que la teneur en acides gras essentiels et en fibres des insectes bio (notamment au cours de leur stade larvaire) est comparable à celle des légumineuses, mais supérieure à celle contenue dans la viande traditionnelle !

Et que dire des protéines ?

Pas de panique ! Les insectes bio en possèdent à foison. Saviez-vous que le grillon contient trois fois plus de protéines que le bœuf à poids égal ? Croiriez-vous que cent grammes de grillons suffiraient à couvrir plus de la moitié des besoins protéiques d’un adulte de poids normal ? Les protéines forment (de pair avec les glucides et les lipides) l’une des trois grandes familles de macronutriments. Essentielles à l’organisme, elles y jouent un rôle structural (au niveau musculaire ou encore cutané) et sont également impliquées dans de nombreux processus tels que la réponse immunitaire, le transport de l’oxygène dans l’organisme ou encore la digestion.

L’entomophagie, une filière d’avenir !

En dépit de la méfiance que les insectes comestibles bio inspirent aux personnes qui en déconsidèrent l’intérêt culinaire, la communauté scientifique internationale n’en reste pas moins unanime : les insectes bio et leurs innombrables apports nutritionnels pourraient représenter la solution d’appoint aux besoins alimentaires d’une humanité en évolution démographique constante.

Boutique Biologiquement.comPourquoi manger des insectes biologique ?

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La population mondiale connait une croissance sans précédent : nous serons 10 milliards d’habitants sur Terre en 2050 ! Cette augmentation entraine bien évidemment une demande de plus en plus importante en nourriture et notamment en viande. Cependant, la production alimentaire entraine une grave pression sur l’environnement : pollution, pénurie de terres agricoles, pénurie d’eau, etc…

C’est pourquoi la FAO (Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture) a proposé en 2013 d’utiliser les insectes bio comme nouvelles sources de nutrition. Bons pour l’environnement et bons pour la santé, les insectes bio sont pleins de protéines et tendent à devenir une alternative saine et naturelle à la consommation de viande. Vous ne nous croyez pas ? Bougez pas, on va vous le prouver !

manger des insectes bio c'est bon pour vous et pour la planète
manger des insectes bio c’est bon pour vous et pour la planète

Riches en nutriments

On vous a dit que les insectes bio sont riches en protéines ? C’est vrai ! On compte 49% de protéines pour les vers de farine et plus de 45% pour les grillons. Mais c’est pas tout ! Ils sont également riches en calcium, zinc, fer, magnésium, Omega 3, Omega 6 et autres minéraux essentiels. Que demander de plus ?

Utiliser moins d’eau

Ah, vous en demandez plus ? Très bien ! Notez alors qu’en comparaison à l’élevage des bovins, porcins ou de la volaille, les insectes bio nécessitent largement moins d’eau pour obtenir un rendu identique en termes de protéines. Les insectes bio s’hydratent en effet principalement par les légumes (bios) qu’ils consomment !
Moins de nourriture
Les insectes bio ont un rendement bien supérieur comparé à l’élevage traditionnel ! Ainsi pour obtenir 1 Kg de protéines, il faudrait utiliser 20 Kg de végétaux pour l’élevage bovin, 7 Kg pour l’élevage porcin, et seulement 2 Kg pour les insectes bio.

Moins de pollution

On vous sait déjà convaincus, mais attendez une petite minute ! Savez-vous que les insectes bio ont un impact largement inférieur sur l’environnement que les autres sources de protéines ? En comparaison avec les bovins, les insectes bio produisent 100 fois moins de gaz à effet de serre pour la même quantité de protéines.

Moins d’espace

A-t-on précisé que l’élevage d’insectes bio nécessitent moins d’espace que les autres types d’élevage ?! Non ? Eh bien sachez qu’en comparaison, l’élevage bovin nécessite 200 m² d’espace pour obtenir 1 Kg de protéines, contrairement à l’élevage d’insectes bio que ne nécessitent que 15 m².

Moins de temps

L’élevage d’insectes bio nécessitent un temps largement inférieur comparé aux élevages traditionnels. En effet, les insectes bio sont adultes au bout de 2 mois et pondent environ 1 200 oeufs par mois. Quant aux bovins, il leur faudra 2 ans pour devenir adulte et 9 mois de gestation pour donner une nouvelle génération ! Alors, convaincus ?

Boutique Biologiquement.comENTOMOPHAGIE : LE DÉFI DE NOURRIR LA PLANÈTE PASSERA PAR LA CONSOMMATION D’INSECTES BIO

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Entomophagie : mot savant qui signifie l’acte de manger des insectes bio. Pourquoi parler de ça ? Pas question ici des « friandises naturelles » offertes parfois pour vous lancer un défi de bravoure, voire de sensibilisation !

Carrément parce qu’il est communément admis que le monde, qui hébergera 9 milliards d’humains d’ici 2050, commandera que la production alimentaire actuelle soit pratiquement multipliée par deux. Les terres – surtout arables – deviennent rares. Accroître les surfaces dédiées à l’agriculture n’est pas une option durable. Les mers et nos océans sont déjà en surpêche. Le changement climatique… Les pénuries d’eau potable… Bref, le potentiel que les insectes biologiques représentent pour l’alimentation humaine – et animale – ne peut pas être ignoré.

Vous serez peut-être encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espèces d’insectes biologiques qui sont mentionnées comme aliments humains.
Vous serez peut-être encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espèces d’insectes biologiques qui sont mentionnées comme aliments humains.

Heureusement, la réflexion et les recherches sont beaucoup plus avancées que ce qu’en laisse penser l’état de l’opinion publique à cet égard, du moins en Occident. Déjà en 2013, la FAO a publié un important rapport de centaines de pages sur l’entomophagie, en qualifiant cette approche de solution « innovante » pour nourrir la planète. Mais la FAO, c’est la grande famille des Nations Unies, de l’ONU, et on est toujours loin de l’application dans les États membres. L’ouvrage évalue tout de même le potentiel que les insectes biologiques représentent pour l’alimentation humaine et animale et recense l’information existante et les travaux de recherche sur les insectes biologiques.

ENTOMOPHAGIE : CONTEXTE ÉCONOMIQUE
Pourquoi parler d’insecte maintenant ? En ce début de XXIe siècle, les insectes biologiques apparaissent comme une ressource particulièrement appropriée pour l’alimentation humaine, et aussi animale, pour de multiples raisons : d’abord les prix croissants des protéines animales.

Mais aussi l’insécurité alimentaire et les pressions accrues sur l’environnement, auxquelles s’ajoutent la croissance démographique et le phénomène spécifique de la demande croissante en protéines par les classes moyennes.

Résultat : déjà, en 2017, il devient urgent de trouver des alternatives à l’élevage du bétail conventionnel.

QUEL RÔLE POUR LES INSECTES ?
Concomitamment, on peut déjà considérer que la consommation d’insectes biologiques, elle, contribue positivement à la protection de l’environnement, tout comme à la santé et aux moyens de subsistance des populations locales. Mais doit-on y voir un rôle majeur dans une stratégie pour nourrir la planète ?

Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’il y a 14 mammifères domestiqués dans le monde, chacun pesant au moins 45 kg ; l’Eurasie se targuant de 13 de ces animaux, alors que seul le lama provient des Amériques.
Vous serez peut-être encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espèces d’insectes biologiques qui sont mentionnées comme aliments humains.
D’ailleurs, on estime que les insectes biologiques font déjà partie des repas traditionnels d’au moins 2 milliards d’humains. À contrario, nos 14 mammifères ne produisant pas seulement de grandes quantités de viande – en faisant les principaux fournisseurs d’aliments d’origine animale -, mais aussi d’excellents producteurs de chaleur animale, de produits laitiers, de cuir, de laine, de force de travail autant pour le labour que le transport, il n’est pas difficile de penser que c’est en raison de l’utilité de ces mammifères que les insectes biologiques, à l’exception des abeilles et des vers à soie, n’ont jamais eu de succès en Occident.

Pourtant, l’insecte fournit de nombreux services fondamentaux pour la survie de l’humanité, jouant un rôle important dans la reproduction végétale par la pollinisation, améliorant la fertilité des sols par bioconversion des déchets, contrôlant les nuisibles grâce à la lutte biologique naturelle et fournissant une grande variété de produits de valeur (miel, soie) et médicinaux, comme l’asticothérapie. Leur utilité ne fait donc aucun doute. Mais voilà qu’il faudra accepter de les savoir, voire de les voir dans sa propre assiette.

Insectes biologiques actuellement les plus consommés (au niveau mondial) :

les scarabées (coléoptères) pour 31 % ;
les chenilles (lépidoptères) pour 18 % ;
les abeilles, guêpes et fourmis (hyménoptères) pour 14 % ;
les sauterelles, criquets et grillons (orthoptères) pour 13 % ;
les cigales, cicadelles, cochenilles et punaises (hémiptères) pour 10 % ;
les termites (isoptères) pour 3 % ;
les libellules (odonates) pour 3 % ;
les mouches (diptères) pour 2 % ;
et enfin des insectes biologiques appartenant à d’autres ordres pour un total de 5 %.
Si le défi de nourrir la planète doit passer par la consommation d’insectes biologiques, en Occident comme ailleurs, et que la réputation de la chose reste au seuil du zéro pour la grande majorité des gens qui ne le font pas déjà, alors que faut-il faire ?

L’ouvrage de la FAO nous donne une marche à suivre.

MARCHE À SUIVRE…
« Toutes les actions visant à libérer l’énorme potentiel des insectes biologiques pour accroître la sécurité alimentaire nécessitent que les quatre principaux goulots d’étranglement et défis suivants soient résolus simultanément », résument les experts de la FAO.

Premièrement, il faut plus d’information sur la valeur nutritionnelle des insectes biologiques, afin de les promouvoir plus efficacement comme nourriture saine.

Deuxièmement, les impacts environnementaux de la récolte et de l’élevage des insectes biologiques doivent être évalués pour permettre de les comparer à ceux provoqués par les pratiques agricoles traditionnelles et l’élevage du bétail, qui peuvent être plus dommageables pour l’environnement.

Troisièmement, les bénéfices socio-économiques que la récolte et l’élevage des insectes biologiques peuvent offrir et leur augmentation doivent être évalués, en particulier pour améliorer la sécurité alimentaire des plus pauvres.

Quatrièmement, des cadres législatifs clairs et exhaustifs au niveau national et au niveau international sont nécessaires au plein développement – de l’échelle domestique à l’échelle industrielle – de la production et du commerce international des produits issus des insectes biologiques utilisés dans l’alimentation humaine et animale.

D’ailleurs, la FAO entretient depuis 2010 un portail Web sur les insectes comestibles biologiques, qui fournit des informations de base sur l’utilisation et le potentiel des insectes comestibles biologiques ainsi que sur les liens Web pertinents. Il fournit aussi d’autres informations techniques pertinentes, des vidéos et autres couvertures médiatiques.

La FAO précise en outre les obstacles à la création de nouveaux marchés à l’exemple de l’Union européenne. On sait donc que les obstacles majeurs à l’élevage des insectes biologiques dans l’UE sont:

des règlements sanitaires stricts pour créer des établissements d’élevage;
un manque de directives sur l’élevage de masse des insectes;
un manque de clarté sur l’autorisation ou non des insectes biologiques sur le marché par le règlement des nouveaux aliments;
une information limitée sur les espèces consommées avant le 15 mai 1997, ce qui est nécessaire pour qu’un aliment soit qualifié de «nouvel aliment»;
les restrictions récentes dans l’Union européenne concernant l’alimentation de la volaille, des porcs et des poissons de pisciculture avec des protéines animales transformées, sans qu’aucune référence aux insectes biologiques ne soit faite. (Source: L. Giroud, communication personnelle, 2012)
Et en Amérique ? Si vous voulez savoir combien y a-t-il de fermes d’insectes biologiques au Canada, sachez aussi qu’Agriculture Canada n’exige pas de permis pour la production d’insectes biologiques de consommation et donc ne compile pas encore les données de ce secteur économique bien sommaire.

Une industrie pourtant pas inexistante, car Entomo Farms, qui opère depuis déjà deux ans à Norwood, en Ontario, serait le plus important producteur du pays (essentiellement des grillons, destinés d’ailleurs au marché américain). Il faut 6 semaines pour amener un grillon à maturité commerciale ! Efficace donc.

On y fait notamment du grillon entier aromatisé : BBQ, épicés ou miel et moutarde. Mium ! Mium ! Mais l’intérêt commercial est sans doute plus évident du côté de la version poudre du produit. Car cette « farine » remplace avantageusement à peu près tous les aliments qui en nécessitent ! Il faut en effet seulement 20-30% de poudre de grillons pour faire l’équivalent en farine.

Un article récent du quotidien montréalais La Presse mentionne aussi une ferme en Nouvelle-Écosse, et une autre en Colombie-Britannique, qui feraient dans le grillon canadien commercial, mais aucune n’aurait été identifiée encore au Québec. La production artisanale de l’entreprise Vire-Bebittes, dans les Cantons-de-l’Est, serait cependant à quelques mois de passer au stade commercial.

Le grillon possède le double de protéine que le bœuf pour la même quantité de poids et il est riche en vitamines, fibres et minéraux.

Le grillon demande 2 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Le bœuf demande 10 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Le porc demande 5 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Pratiquement 80% de l’ensemble de l’insecte biologique est comestible, 55% pour le poulet et seulement 40% pour le bœuf.

LE JAPON, LE MEXIQUE… ET LES AUTRES
Il est généralement admis que la pratique de manger de l’insecte a lieu exclusivement dans les pays tropicaux, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Car les insectes biologiques sont aussi consommés dans des pays en zones tempérées, tels que la Chine (Feng et Chen, 2003), le Japon (Mitsuhashi, 2005) et le Mexique (Ramos Elorduy, 1997), selon les trouvailles de la FAO.

L’eau est un facteur clef de la productivité des terres et un nombre croissant d’indices suggère que le manque d’eau limite déjà la production agricole dans de nombreuses régions à travers la planète entière. Et n’estime-t-on pas déjà qu’en 2025, quelque 1,8 milliard d’humains vivront dans des pays ou des régions avec une pénurie absolue d’eau, et deux tiers de la population mondiale feront face à des difficultés d’approvisionnement (FAO, 2012b). Il ne faut jamais oublier, par ailleurs, que l’agriculture consomme environ 70 % de l’eau douce mondiale (Pimentel et al., 2004).

LA CLÉ DE L’EAU
Répétons-le : d’ici 2025 donc moins de dix ans, quelque 1,8 milliard d’humains vivront avec une pénurie absolue d’eau ; et l’agriculture ne cesse pas de consommer environ 70 % de l’eau douce mondiale.

Or le Québec est un champion en matière de réserve mondiale d’eau douce. Il en est doté sur l’ensemble de son territoire dans des proportions de quantité par habitant presque gênantes pour tous le reste de l’humanité. Ce qui ne signifie pas que l’écosystème y supporterait pour autant une large exportation brute de la ressource. Le gouvernement s’apprête d’ailleurs à augmenter de manière substantielle la redevance demandée en matière de captation des eaux au Québec.

À tout bien considérer, la production de protéines d’insectes biologiques y serait certainement une manière innovante et hautement efficace d’exporter virtuellement cette eau si précieuse pour tous. Et ceci tout au bénéfice d’une réponse positive au défi de nourrir la planète.

Au-delà de la « friandises traditionnelles » !
L’édition de 1992 du Malawi Cookbook présente moult recettes sous le titre «friandises traditionnelles».

Et que dire du Buqadilla Buqadilla : une collation innovante, en cours de mise au point pour le marché hollandais. C’est un produit alimentaire de type mexicain épicé à base de pois chiche et de 40 % de petits vers de farine. Dans plusieurs restaurants et cantines où le produit a été testé, il a été bien accueilli pour son goût et sa texture moelleuse. Cette collation durable, saine et exotique, est un bel exemple de façon culturellement acceptable par les consommateurs occidentaux de tester et d’apprécier les insectes comestibles biologiques comme aliments

Et du Crikizz Crikizz : autre exemple de produit européen à base d’insecte biologique, développé par Ynsect et des étudiants français. Amuse-gueule épicé, soufflé, à base de vers de farine et de manioc, sa teneur en vers de farine varie de 10 à 20 % selon la gamme de produits «classique» ou «extrême».

Ou encore du SOR-Mite (bouillie de sorgho enrichie en protéines) : la compétition « Développer des solutions pour les pays en développement », organisée par l’Institut des techniciens de l’alimentation, promeut l’application des sciences et des techniques de l’alimentation et le développement de nouveaux produits et procédés dans le but d’améliorer la qualité de vie des populations des pays en développement. Le 1er prix de cette compétition a été remis, lors de l’Exposition alimentaire annuelle d’Anaheim aux États-Unis en juin 2009, au projet SOR-Mite, un mélange à base de sorgho enrichi avec des termites. Les céréales faiblement nutritives habituellement consommées dans de nombreux pays africains, sont pauvres en protéines et en matières grasses et manquent de plusieurs acides aminés essentiels, tels que la lysine. Enrichir ces céréales avec des termites ailés hautement nutritifs, facilement récoltés en début de saison des pluies, paraît très pertinent.

Boutique Biologiquement.comLes avantages à la consommation d’insectes

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Dans les pays occidentaux, les insectes sont souvent considérés comme nuisibles. Toutefois, pourrait être la clé pour résoudre la crise alimentaire mondiale qui se profile. (L’approvisionnement alimentaire devrait doubler d’ici 2050 pour nourrir une population projetée de 9 milliards.)

Actuellement, il ya deux milliards de personnes mangent des insectes dans le monde, selon un nouveau rapport de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture a récemment publié, les espèces les plus consommées sont les coléoptères, les chenilles, les abeilles, les guêpes et fourmis.

Certains des avantages que leur consommation pourrait fournir sont:
1. Fournir les nutriments nécessaires
Le rapport de la FAO a constaté que les criquets et les sauterelles adultes ont des niveaux élevés de protéines, de calcium, le zinc et le fer.
2. Insectes libèrent moins de gaz à effet de serre que l’élevage traditionnel
Le bétail représente 18% des émissions de gaz de serre en battant le secteur des transports.
L’élevage d’insectes en utilisant moins de terres et de bétail de l’eau. Ce est aussi un moyen de faire usage des déchets organiques.

Elevage d'insectes comestibles
Elevage d’insectes comestibles

3. Faible coût économique
Comme les prix mondiaux des denrées alimentaires ont augmenté le coût des aliments a augmenté les prix de la viande, mais les insectes nécessitent moins d’énergie et est donc la conversion plus efficace de l’alimentation en protéines
4. Ils sont moins susceptibles de transmettre des maladies à nous
Les insectes sont taxonomique éloigné de l’homme, ce qui les rend moins susceptibles de transmettre des maladies
5. Ils sont partout
Il insectes comestibles qui vivent dans les forêts, les terres agricoles et l’eau.
Cependant, tous les avis sont favorables
Un groupe de chercheurs de l’Université de Wageningen a publié une évaluation des insectes comestibles comme une source de protéine dans le contrôle des aliments Août de 2012. Ces chercheurs ont constaté que “bactéries sporulantes sont un risque pour la sécurité”, se mangent cuits comme si consommés crus. Bien que plus de recherche est nécessaire, les données actuelles indiquent que les insectes comestibles doivent être traités avec le plus grand soin pour éviter tout dommage.
En outre, de nombreux insectes sont des herbivores et omnivores donc ils sont moins problématiques, en tout cas, il est important de bien faire cuire que pourrait être affecté par des organismes nuisibles. L’utilisation de pesticides peut aussi causer insectes impropres à la consommation humaine. Les herbicides peuvent se accumuler dans les insectes de la bioaccumulation.

Insectes comestibles : une industrie à inventer by CNRS

Boutique Biologiquement.comMANGER DES INSECTES BIOLOGIQUE

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LES INSECTES COMESTIBLES, UNE SOURCE DE PROTÉINES DE BONNE QUALITÉ

Les insectes présentent une source de protéines de bonne qualité à la fois pour ceux qui cherchent à remplacer la viande mais aussi pour les végétariens ou végétaliens qui accepteraient de consommer des insectes comestibles bio. Si les insectes sont élevés dans des normes sanitaires strictes, si les insectes sont nourris de bons aliments (tels que des fruits, légumes, végétaux), préparés et assaisonnés correctement, manger des insectes ne présente pas plus de risque qu’une autre viande. Au contraire, les insectes sont particulièrement éloignés génétiquement de l’Homme : ainsi des mutations comme celles qu’on a pu vivre avec la grippe aviaire sont impossibles avec les insectes comestibles. Une seule précaution est à prendre lorsqu’on consomme des insectes bio, les personnes allergiques aux crustacés ne doivent pas en consommer : les crustacés étant de la famille proche des insectes.

Gastronomie. Preparation d'un plat a base d'insectes comestibles, des vers de farines
Gastronomie. Preparation d’un plat a base d’insectes comestibles, des vers de farines

LES INSECTES COMESTIBLES : UNE SOURCE ALIMENTAIRE AVEC UN FORT INTÉRÊT NUTRITIONNEL
Il existe une grande variété d’espèces d’insectes comestibles bio : chacune a des valeurs nutritives différentes. Néanmoins, si on considère les insectes comestibles bio dans leur globalité, les insectes ont une teneur et une qualité protéique égale à la viande. Certaines espèces ont leurs petites spécificités : elles contiennent par exemple des valeurs élevées en calcium (comme le grillon) ou en vitamine C (comme la fourmi).

Ce panel d’insectes comestibles bio offre également tout un univers de saveurs différentes. Le goût de certains insectes comestibles peut se rapprocher de celui de la noisette, de la pomme de terre, du citron. Les insectes comestibles peuvent ainsi être utilisés dans des préparations sucrées ou salées.

MANGER DES INSECTES COMESTIBLES BIO : NOS ANCÊTRES ET NOS VOISINS LE FONT DÉJÀ !
Les insectes comestibles bio sont consommés depuis la nuit des temps par nos ancêtres. Les insectes ont toujours fait partie du régime alimentaire de l’être humain : ils se nourrissaient de cueillette et d’insectes bien avant l’apparition de la chasse (et de la viande). D’ailleurs, encore à l’heure actuelle, manger des insectes est un acte quotidien pour plus de 2,5 milliards de personnes. Manger des insectes bio est plus répandu en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud qu’en Europe mais il ne faut pas considérer les insectes comestibles bio comme une nourriture de “famine” car certaines espèces sont particulièrement onéreuses et recherchées.

L’ÉLEVAGE D’INSECTES BIOLOGIQUES EST BON POUR LA PLANÈTE
En 2050, nous serons probablement près de 10 milliards d’habitants sur terre. Une population qu’il faudra nourrir. A l’heure actuelle, nous pouvons déjà constater les effets dévastateurs de certains de nos modes de production sur notre santé et sur notre environnement alors que nous sommes (seulement) 7,5 milliards.


Insectes comestibles : une industrie à inventer by CNRS

L’ENTOMOPHAGIE, UNE SOLUTION POUR NOURRIR LA POPULATION CROISSANTE SUR TERRE
Sur une planète limitée en surface, déjà fortement impactée par notre production agricole, où les océans sont sur-pêchés et où le climat se réchauffe, nos modes de production et de consommation alimentaire ne seront pas adaptés pour faire face à ces 10 milliards de personnes. Pour nourrir cette population croissante, il a été conclu par l’ONU qu’il faudra se nourrir différemment. L’entomophagie, “manger des insectes” est une solution envisagée pour nourrir la population croissante sur la planète.

L’ÉLEVAGE D’INSECTES BIOLOGIQUES, UN VÉRITABLE INTÉRÊT POUR L’ENVIRONNEMENT
Les insectes sont des invertébrés à sang froid. Pour maintenir leur température corporelle, ils n’ont pas besoin d’utiliser l’énergie venant de leur alimentation (comme peut le faire l’Homme). Si l’on ajoute ça à leur petit appétit, les insectes comestibles bio nécessitent près de 10 fois moins de nourriture pour produire 1 kilogramme de protéines par rapport à 1 kilogramme de protéines issus de boeuf. L’élevage d’insectes nécessite aussi moins d’espace, moins d’eau, moins de gaz et de déchets que les systèmes d’élevage traditionnels bovins par exemple. Les insectes vivent naturellement en groupe dans des espaces restreints comme des nids etc : le système d’élevage n’est donc pas problématique pour eux.

MANGER DES INSECTES COMESTIBLES BIO : UNE SOLUTION POUR LUTTER CONTRE LA FAMINE
La consommation des insectes bio par les êtres humains est appelée “entomophagie ». Plusieurs organismes dont la FAO et l’ONU, ont émis l’hypothèse que les insectes étaient une solution envisageable pour lutter contre la famine et subvenir aux besoins de la population croissante en devenir. Si vous souhaitez en savoir plus sur nos actions sur le terrain aux côtés des populations qui meurent de faim.

ET ENSUITE ? VOUS SOUHAITEZ PASSER LE CAP ET MANGER DES INSECTES ?
Sur inxect.com, vous pouvez :
– apprendre à cuisiner des insectes bio, avec nos insectes à cuisiner
– choisir des produits dans lesquels l’insecte est invisible tels que : les torsades aux grillons et à la spiruline, les torsades natures aux grillons, la farine de grillons….

Boutique Biologiquement.comNutrition humaine et nutraceutiques

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NUTRITION HUMAINE
L’idée d’utiliser des insectes en tant que produit de base pour la nutrition humaine a longtemps été sujet au débat. Dans de nombreux pays, notamment en Asie, il y a déjà plusieurs traitements à base d’insectes ou de conditionnements alimentaires, tels que les insectes séchés ou en conserve. L’utilisation des insectes pour la nutrition n’est donc pas nouveau.

NUTRACEUTIQUES
Nutraceutiques, à la fois pour l’Homme et les animaux, est un des marchés en croissance les plus prometteurs.
A Inxect, notre but est de développer des composés bioactifs à partir d’insectes, comme le chitosan, la glucosamine ou chitooligosaccharides, dans le but d’améliorer la santé animale, végétale et humaine et leur bien-être.

Boutique Biologiquement.comUn repas à base d’insectes

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Sur la base des documents présentés et des discussions tenues lors de la conférence de la FAO-Wageningen UR sur «Les insectes pour nourrir le monde» organisée en Mai dernier, il est plausible de penser que les repas à partir d’insectes sont prometteurs en tant que futurs aliments de substitution et une solution viable.

Les repas constitués d’insectes sont pour la plupart constitués de larves, mouches domestiques, d’asticots, de vers de farine, de criquets,de sauterelles, et de vers à soie, les repas ont des niveaux élevés de protéines brutes (de même ampleur que le tourteau de soja et la farine de poisson) et des lipides bon pour la masse musculaire. Leur composition d’acides aminés est bonne et la digestibilité des protéines est élevée, et ceux-ci peuvent remplacer 25 à 100% de farine de soja et de protéine de la farine de poisson dans l’alimentation, en fonction de la source de farine d’insectes. De huile est présente dans les insectes et peut être extrait pour produire un autre produit à valeur ajoutée, le biodiesel; les repas d’insectes dégraissés ont une teneur en protéines plus élevée que le tourteau de soja et que la farine de poisson qui peuvent être utilisés comme aliments pour animaux de bonne qualité.

Les repas d’insectes sont une part importante de l’alimentation des animaux produits par l’industrie agroalimentaire, ceux-ci doivent être produits et transformés en grandes quantités. Actuellement, l’élevage d’insectes se fait à petite échelle. Il faut que ce soit rentable et bien optimiser l’élevage d’insectes en utilisant des substrats bien définis et produisent des insectes ou des repas d’insectes d’une qualité définie.
Pour obtenir un produit final, la mise en place des procédures d’assainissement pour une utilisation sûre des bio-déchets et la gestion des maladies, les métaux lourds et les pesticides doivent être considérés.
Il est nécessaire de développer un cadre réglementaire avec des législations pour réaliser des repas à partir d’insectes pour l’alimentation animale, et d’améliorer les méthodes d’évaluation des risques.
L’impact sur l’alimentation avec ces repas d’insectes se base sur la sécurité des produits et de la qualité du point de vue de la santé humaine.
Certains insectes (par exemple les larves de mouches, les mouches domestiques, les asticots, les vers de farine, les vers à soie) sont bons pour l’accumulation de lipides / huiles dans le but d’augmenter sa masse musculaire pour tout sportif qui se respecte. L’utilisation de ces huiles pour la production et l’utilisation de la farine dégraissée à l’alimentation animale biocarburants permettrait d’améliorer les rendements économiques vis à vis de l’exploitation. En outre, certains insectes sont riches en chitine, qui pourrait également avoir de nombreuses utilisations intéressantes.

Insectes pourraient également être une source de composés bioactifs de grande valeur, qui devraient être étudiés.