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Entomophagie : mot savant qui signifie l’acte de manger des insectes bio. Pourquoi parler de ça ? Pas question ici des « friandises naturelles » offertes parfois pour vous lancer un défi de bravoure, voire de sensibilisation !

Carrément parce qu’il est communément admis que le monde, qui hébergera 9 milliards d’humains d’ici 2050, commandera que la production alimentaire actuelle soit pratiquement multipliée par deux. Les terres – surtout arables – deviennent rares. Accroître les surfaces dédiées à l’agriculture n’est pas une option durable. Les mers et nos océans sont déjà en surpêche. Le changement climatique… Les pénuries d’eau potable… Bref, le potentiel que les insectes biologiques représentent pour l’alimentation humaine – et animale – ne peut pas être ignoré.

Vous serez peut-être encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espèces d’insectes biologiques qui sont mentionnées comme aliments humains.

Vous serez peut-être encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espèces d’insectes biologiques qui sont mentionnées comme aliments humains.

Heureusement, la réflexion et les recherches sont beaucoup plus avancées que ce qu’en laisse penser l’état de l’opinion publique à cet égard, du moins en Occident. Déjà en 2013, la FAO a publié un important rapport de centaines de pages sur l’entomophagie, en qualifiant cette approche de solution « innovante » pour nourrir la planète. Mais la FAO, c’est la grande famille des Nations Unies, de l’ONU, et on est toujours loin de l’application dans les États membres. L’ouvrage évalue tout de même le potentiel que les insectes biologiques représentent pour l’alimentation humaine et animale et recense l’information existante et les travaux de recherche sur les insectes biologiques.

ENTOMOPHAGIE : CONTEXTE ÉCONOMIQUE
Pourquoi parler d’insecte maintenant ? En ce début de XXIe siècle, les insectes biologiques apparaissent comme une ressource particulièrement appropriée pour l’alimentation humaine, et aussi animale, pour de multiples raisons : d’abord les prix croissants des protéines animales.

Mais aussi l’insécurité alimentaire et les pressions accrues sur l’environnement, auxquelles s’ajoutent la croissance démographique et le phénomène spécifique de la demande croissante en protéines par les classes moyennes.

Résultat : déjà, en 2017, il devient urgent de trouver des alternatives à l’élevage du bétail conventionnel.

QUEL RÔLE POUR LES INSECTES ?
Concomitamment, on peut déjà considérer que la consommation d’insectes biologiques, elle, contribue positivement à la protection de l’environnement, tout comme à la santé et aux moyens de subsistance des populations locales. Mais doit-on y voir un rôle majeur dans une stratégie pour nourrir la planète ?

Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’il y a 14 mammifères domestiqués dans le monde, chacun pesant au moins 45 kg ; l’Eurasie se targuant de 13 de ces animaux, alors que seul le lama provient des Amériques.
Vous serez peut-être encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espèces d’insectes biologiques qui sont mentionnées comme aliments humains.
D’ailleurs, on estime que les insectes biologiques font déjà partie des repas traditionnels d’au moins 2 milliards d’humains. À contrario, nos 14 mammifères ne produisant pas seulement de grandes quantités de viande – en faisant les principaux fournisseurs d’aliments d’origine animale -, mais aussi d’excellents producteurs de chaleur animale, de produits laitiers, de cuir, de laine, de force de travail autant pour le labour que le transport, il n’est pas difficile de penser que c’est en raison de l’utilité de ces mammifères que les insectes biologiques, à l’exception des abeilles et des vers à soie, n’ont jamais eu de succès en Occident.

Pourtant, l’insecte fournit de nombreux services fondamentaux pour la survie de l’humanité, jouant un rôle important dans la reproduction végétale par la pollinisation, améliorant la fertilité des sols par bioconversion des déchets, contrôlant les nuisibles grâce à la lutte biologique naturelle et fournissant une grande variété de produits de valeur (miel, soie) et médicinaux, comme l’asticothérapie. Leur utilité ne fait donc aucun doute. Mais voilà qu’il faudra accepter de les savoir, voire de les voir dans sa propre assiette.

Insectes biologiques actuellement les plus consommés (au niveau mondial) :

les scarabées (coléoptères) pour 31 % ;
les chenilles (lépidoptères) pour 18 % ;
les abeilles, guêpes et fourmis (hyménoptères) pour 14 % ;
les sauterelles, criquets et grillons (orthoptères) pour 13 % ;
les cigales, cicadelles, cochenilles et punaises (hémiptères) pour 10 % ;
les termites (isoptères) pour 3 % ;
les libellules (odonates) pour 3 % ;
les mouches (diptères) pour 2 % ;
et enfin des insectes biologiques appartenant à d’autres ordres pour un total de 5 %.
Si le défi de nourrir la planète doit passer par la consommation d’insectes biologiques, en Occident comme ailleurs, et que la réputation de la chose reste au seuil du zéro pour la grande majorité des gens qui ne le font pas déjà, alors que faut-il faire ?

L’ouvrage de la FAO nous donne une marche à suivre.

MARCHE À SUIVRE…
« Toutes les actions visant à libérer l’énorme potentiel des insectes biologiques pour accroître la sécurité alimentaire nécessitent que les quatre principaux goulots d’étranglement et défis suivants soient résolus simultanément », résument les experts de la FAO.

Premièrement, il faut plus d’information sur la valeur nutritionnelle des insectes biologiques, afin de les promouvoir plus efficacement comme nourriture saine.

Deuxièmement, les impacts environnementaux de la récolte et de l’élevage des insectes biologiques doivent être évalués pour permettre de les comparer à ceux provoqués par les pratiques agricoles traditionnelles et l’élevage du bétail, qui peuvent être plus dommageables pour l’environnement.

Troisièmement, les bénéfices socio-économiques que la récolte et l’élevage des insectes biologiques peuvent offrir et leur augmentation doivent être évalués, en particulier pour améliorer la sécurité alimentaire des plus pauvres.

Quatrièmement, des cadres législatifs clairs et exhaustifs au niveau national et au niveau international sont nécessaires au plein développement – de l’échelle domestique à l’échelle industrielle – de la production et du commerce international des produits issus des insectes biologiques utilisés dans l’alimentation humaine et animale.

D’ailleurs, la FAO entretient depuis 2010 un portail Web sur les insectes comestibles biologiques, qui fournit des informations de base sur l’utilisation et le potentiel des insectes comestibles biologiques ainsi que sur les liens Web pertinents. Il fournit aussi d’autres informations techniques pertinentes, des vidéos et autres couvertures médiatiques.

La FAO précise en outre les obstacles à la création de nouveaux marchés à l’exemple de l’Union européenne. On sait donc que les obstacles majeurs à l’élevage des insectes biologiques dans l’UE sont:

des règlements sanitaires stricts pour créer des établissements d’élevage;
un manque de directives sur l’élevage de masse des insectes;
un manque de clarté sur l’autorisation ou non des insectes biologiques sur le marché par le règlement des nouveaux aliments;
une information limitée sur les espèces consommées avant le 15 mai 1997, ce qui est nécessaire pour qu’un aliment soit qualifié de «nouvel aliment»;
les restrictions récentes dans l’Union européenne concernant l’alimentation de la volaille, des porcs et des poissons de pisciculture avec des protéines animales transformées, sans qu’aucune référence aux insectes biologiques ne soit faite. (Source: L. Giroud, communication personnelle, 2012)
Et en Amérique ? Si vous voulez savoir combien y a-t-il de fermes d’insectes biologiques au Canada, sachez aussi qu’Agriculture Canada n’exige pas de permis pour la production d’insectes biologiques de consommation et donc ne compile pas encore les données de ce secteur économique bien sommaire.

Une industrie pourtant pas inexistante, car Entomo Farms, qui opère depuis déjà deux ans à Norwood, en Ontario, serait le plus important producteur du pays (essentiellement des grillons, destinés d’ailleurs au marché américain). Il faut 6 semaines pour amener un grillon à maturité commerciale ! Efficace donc.

On y fait notamment du grillon entier aromatisé : BBQ, épicés ou miel et moutarde. Mium ! Mium ! Mais l’intérêt commercial est sans doute plus évident du côté de la version poudre du produit. Car cette « farine » remplace avantageusement à peu près tous les aliments qui en nécessitent ! Il faut en effet seulement 20-30% de poudre de grillons pour faire l’équivalent en farine.

Un article récent du quotidien montréalais La Presse mentionne aussi une ferme en Nouvelle-Écosse, et une autre en Colombie-Britannique, qui feraient dans le grillon canadien commercial, mais aucune n’aurait été identifiée encore au Québec. La production artisanale de l’entreprise Vire-Bebittes, dans les Cantons-de-l’Est, serait cependant à quelques mois de passer au stade commercial.

Le grillon possède le double de protéine que le bœuf pour la même quantité de poids et il est riche en vitamines, fibres et minéraux.

Le grillon demande 2 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Le bœuf demande 10 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Le porc demande 5 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Pratiquement 80% de l’ensemble de l’insecte biologique est comestible, 55% pour le poulet et seulement 40% pour le bœuf.

LE JAPON, LE MEXIQUE… ET LES AUTRES
Il est généralement admis que la pratique de manger de l’insecte a lieu exclusivement dans les pays tropicaux, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Car les insectes biologiques sont aussi consommés dans des pays en zones tempérées, tels que la Chine (Feng et Chen, 2003), le Japon (Mitsuhashi, 2005) et le Mexique (Ramos Elorduy, 1997), selon les trouvailles de la FAO.

L’eau est un facteur clef de la productivité des terres et un nombre croissant d’indices suggère que le manque d’eau limite déjà la production agricole dans de nombreuses régions à travers la planète entière. Et n’estime-t-on pas déjà qu’en 2025, quelque 1,8 milliard d’humains vivront dans des pays ou des régions avec une pénurie absolue d’eau, et deux tiers de la population mondiale feront face à des difficultés d’approvisionnement (FAO, 2012b). Il ne faut jamais oublier, par ailleurs, que l’agriculture consomme environ 70 % de l’eau douce mondiale (Pimentel et al., 2004).

LA CLÉ DE L’EAU
Répétons-le : d’ici 2025 donc moins de dix ans, quelque 1,8 milliard d’humains vivront avec une pénurie absolue d’eau ; et l’agriculture ne cesse pas de consommer environ 70 % de l’eau douce mondiale.

Or le Québec est un champion en matière de réserve mondiale d’eau douce. Il en est doté sur l’ensemble de son territoire dans des proportions de quantité par habitant presque gênantes pour tous le reste de l’humanité. Ce qui ne signifie pas que l’écosystème y supporterait pour autant une large exportation brute de la ressource. Le gouvernement s’apprête d’ailleurs à augmenter de manière substantielle la redevance demandée en matière de captation des eaux au Québec.

À tout bien considérer, la production de protéines d’insectes biologiques y serait certainement une manière innovante et hautement efficace d’exporter virtuellement cette eau si précieuse pour tous. Et ceci tout au bénéfice d’une réponse positive au défi de nourrir la planète.

Au-delà de la « friandises traditionnelles » !
L’édition de 1992 du Malawi Cookbook présente moult recettes sous le titre «friandises traditionnelles».

Et que dire du Buqadilla Buqadilla : une collation innovante, en cours de mise au point pour le marché hollandais. C’est un produit alimentaire de type mexicain épicé à base de pois chiche et de 40 % de petits vers de farine. Dans plusieurs restaurants et cantines où le produit a été testé, il a été bien accueilli pour son goût et sa texture moelleuse. Cette collation durable, saine et exotique, est un bel exemple de façon culturellement acceptable par les consommateurs occidentaux de tester et d’apprécier les insectes comestibles biologiques comme aliments

Et du Crikizz Crikizz : autre exemple de produit européen à base d’insecte biologique, développé par Ynsect et des étudiants français. Amuse-gueule épicé, soufflé, à base de vers de farine et de manioc, sa teneur en vers de farine varie de 10 à 20 % selon la gamme de produits «classique» ou «extrême».

Ou encore du SOR-Mite (bouillie de sorgho enrichie en protéines) : la compétition « Développer des solutions pour les pays en développement », organisée par l’Institut des techniciens de l’alimentation, promeut l’application des sciences et des techniques de l’alimentation et le développement de nouveaux produits et procédés dans le but d’améliorer la qualité de vie des populations des pays en développement. Le 1er prix de cette compétition a été remis, lors de l’Exposition alimentaire annuelle d’Anaheim aux États-Unis en juin 2009, au projet SOR-Mite, un mélange à base de sorgho enrichi avec des termites. Les céréales faiblement nutritives habituellement consommées dans de nombreux pays africains, sont pauvres en protéines et en matières grasses et manquent de plusieurs acides aminés essentiels, tels que la lysine. Enrichir ces céréales avec des termites ailés hautement nutritifs, facilement récoltés en début de saison des pluies, paraît très pertinent.


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Introduction

En 2050, le monde accueillera très probablement 9 milliards de personnes avec une classe moyenne en pleine expansion.

Comment répondre à la demande croissante de protéines animales? Pour répondre à cette question, le problème de la sécurité alimentaire et la pression de l’environnement a été largement discuté dans les dernières années (van Huis et al, 2013 ). La production de l’élevage représente aujourd’hui 70 % de l’utilisation des terres agricoles et 30 % de la surface totale des terres. Pour répondre à la demande des futurs produits de protéines pour le bétail ce chiffre devrait doubler entre 2000 et 2050 ( Steinfeld et al, 2006 ). Cependant, le secteur de l’élevage ​​représente 18 % des émissions de gaz à effet de serre, il est également un important utilisateur des ressources en eau douce ( 8 %) et l’un des principaux source de pollution de l’eau par les pesticides, antibiotiques, métaux lourds et les sédiments du sol. En outre, il est un facteur important contribuant à la perte de biodiversité causée par la dégradation des terres et la déforestation pour la production de fourrage. L’élevage est responsable de 55 % de la masse totale du sol érodé des terres agricoles chaque année (Steinfeld et al, 2006 ). Par conséquent, les sources de protéines alternatives doivent être trouvées pour répondre durablement à la demande alimentaire croissante.

Entomophagie, signifiant ‘manger des insectes’, pourrait être l’une des solutions à ce problème. Les insectes ont fait partie de l’alimentation humaine pendant longtemps, surtout dans certaines parties d’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine (van Huis et de al, 2013 ). Il y a jusqu’à 1900 espèces d’insectes comestibles dans le monde entier, consommée par au moins 2 milliards de personnes ( Jongema, 2012 ). La plupart des insectes communs consommés sont les coléoptères (Coleoptera) à 31%, des chenilles ( lépidoptères) estimés à 18 %, les abeilles, les guêpes et les fourmis ( hyménoptères ) à 14 % et les sauterelles, les criquets et grillons ( Orthoptères ) à 13 %, la plupart de ces espèces se trouvent dans les tropiques ( Jongema , 2012 ; van Huis et al. 2013 ). Les insectes sont consommés à tous les stades de développement tels que les Å“ufs, larves, nymphes et les adultes ( Verkerk et al, 2007 ). La production d’insectes utilise beaucoup moins d’énergie et d’espace terrestre que la plupart des systèmes communs de production animale car les insectes ne sont pas à sang chaud comme du bétail conventionnel. En outre insectes croîssent très rapidement et ont un fort taux de fécondité qui en fait un fournisseur solide de protéines animales fait ( Premalatha et al, 2011 ) .

Questions

Compte tenu de ces circonstances, le résumé tente de répondre aux questions suivantes :
Quels aspects bénéfiques et nutritionnelles pour la santé l’entomophagie révèle-t-elle en général?
A quel niveau sont les insectes convenables en tant que source de protéine par rapport à la viande bovine en utilisant l’exemple du jaune ténébrion ( Tenebrio L. )d’un point de vue nutritionnel et environnemental?

Résultats
Quels aspects bénéfiques et nutritionnelles pour la santé l’entomophagie révèle-t-elle en général?

En raison de la grande variété d’espèces d’insectes comestibles, la valeur nutritionnelle est très variable. Il n’existe pas seulement des différences entre les espèces, mais aussi entre habitat et régimes différents, ainsi que dans la préparation et des méthodes de la transformation avant la consommation (van Huis et al , 2013 ). Néanmoins, des insectes ont en général une haute valeur nutritive, ils sont riches en protéines, acides gras essentiels, acides aminés essentiels des acides minéraux tels que le potassium , le fer, le phosphore, le zinc, magnésium et calcium ainsi que diverses vitamines ( Srivastava et al 2009 ; Verkerk et al, 2007 ). La diversité des insectes comestibles améliore non seulement la nutrition et la santé humaine mais il contribue également à maintenir les habitats pour d’autres formes de vie comme d’autres espèces végétales et animales, les gens peuvent en profiter. ( DeFoliart, 1997 ). DeFoliart (1997)a aussi déclaré que si les espèces de ravageurs tels que les sauterelles été récoltées de manière plus efficace, l’utilisation des pesticides pourrait être réduit, offrant des avantages pour la santé humaine et l’environnement. En outre, il soutient que l’agriculture et les déchets de la sylviculture pourrait être recyclée dans la nourriture de haute qualité pour les insectes. Par conséquent, les avantages de l’entomophagie sont nombreux car si les insectes se nourrissent de parties de plantes non comestibles pour les humains en plus des déchets organiques, cela ne nuira pas à la compétitivité dans la chaine de l’alimentation humaine (Li et al, 2013 ).

D’un point de vue nutritionnel et environnemental, a quel point les insectes peuvent ils se substituer en tant que source de protéine par rapport à la viande bovine en utilisant l’exemple du jaune ténébrion (Tenebrio L.)? En général, la teneur en protéines des insectes est comparable à celle de la viande de porc et de la viande de boeuf avec une teneur en fer plus élevé ( Bukkens, 1997; Srivastava et al, 2009 ). Le ténébrion meunier entre autres, est déjà cultivé commercialement pour animaux de compagnie et animaux de zoo et à un certain niveau pour prolonger pour l’alimentation humaine ( Srivastava et al, 2009 ). C’est une option prometteuse pour la production de masse parce que le T. molitor a un cycle de vie court, il est endémique à climat tempéré, faciles à élever à grande échelle, a de bonnes proportions d’acides aminés essentiels et est donc une précieuse source de protéines ( Li et al, 2013; van Huis et al, 2013 ). Par rapport à la viande bovine, le T. molitor contient peu de graisse(-14 %), différente quantités d’acides aminés, presque la même quantité d’acides gras, une quantité comparable de minéraux et une teneur en vitamine généralement plus élevée à l’exception de la vitamine B12 ( Finke, 2002). D’un point de vue environnemental, les émissions de gaz à effet de serre de T. molitor est seulement 1% par rapports à ceux des ruminants ( Oonincx et al, 2010 ). En revanche, la consommation d’énergie de T. molitor est similaire à la production du boeuf parce que T. molitor dépend d’une température convenable pour sa croissance et son développement.

Par conséquent, si la température ambiante est basse, le chauffage est nécessaire et la consommation d’énergie augmente. Cependant le T. Molitor necessite l’utilisation de beaucoup moins d’espace que la production de viande conventionnelle. Bien que la production de 1 kg de protéine (bÅ“uf ) utilise jusqu’à 250m2, T. molitor n’utilise que 10 % de la terre pour un kg de protéines ( Oonincx et al, 2012 ). En outre, la valeur économique des insectes ne devrait pas être négligée et leur collecte et leur commercialisation devrait être encouragée ( Srivastava et al , 2009 ) , car elle fournit une importante source de revenus pour les communautés locales et les entreprises. Cependant, l’entomophagie fait toujours face à des obstacles majeurs à l’échelle mondiale, surtout dans les pays occidentaux, car il y a une perception négative des consommateurs ainsi qu’un manque d’information et de sensibilisation (van Huis et al. 2013 ). Plus de recherche doit être fait pour en savoir plus à propos de la gestion optimale de l’énorme variété d’insectes comestibles.

Conclusion

Les insectes peuvent être utilisés dans l’alimentation humaine ou animale. Il y a plus de 2 milliards de personnes qui consomment jusqu’à 1900 espèces d’insectes comestibles du monde entier. Avec la population mondiale croissante et la classe moyenne grandissante, la production animale est de plus en plus insoutenable. Dans un climat changeant il est d’une grande importance de fournir des solutions alternatives pour les protéines animales qui utilise moins d’eau et provoque moins d’émissions de gaz à effet de serre. Comme indiqué ci-dessus, entomophagie offre plusieurs avantages à l’environnement et pour la santé humaine et est donc respectueux de l’environnement et de remplacement pour le la production du bétail.
Le ténébrion jaune,T. molitor, il n’utilise que 10 % de la terre utilisé pour la production de viande et émet jusqu’à 99 % les émissions de gaz à effet de serre de moins. Les espèces d’insectes sont très variables en les valeurs nutritionnelles. La quantité de protéines, de minéraux et vitamines sont en générale égale à la viande de porc ou de bÅ“uf. Toutefois, cela dépend de quelles espèces on prend en considération, dans quel l’habitat ils vivent et de quoi les insectes se nourrissent. Elle dépend également de la façon dont est traitée l’insecte et préparé. Par exemple, T. molitor contient moins de gras, un peu moins de protéines et moins de calories que le bÅ“uf, mais contient plus de vitamines et de calcium que le bÅ“uf et une quantité comparable de minéraux.

Valeurs nutritives :

 

inxect.com

Protéines

Lipides

Calcium

Valeur énergétique

Grillons

100g*

17g

6g

7,6g

430 Kcal

Boeuf

100g*

21g

5,5g

6mg

542 Kcal