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La population mondiale connait une croissance sans précédent : nous serons 10 milliards d’habitants sur Terre en 2050 ! Cette augmentation entraine bien évidemment une demande de plus en plus importante en nourriture et notamment en viande. Cependant, la production alimentaire entraine une grave pression sur l’environnement : pollution, pénurie de terres agricoles, pénurie d’eau, etc…

C’est pourquoi la FAO (Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture) a proposé en 2013 d’utiliser les insectes bio comme nouvelles sources de nutrition. Bons pour l’environnement et bons pour la santé, les insectes bio sont pleins de protéines et tendent à devenir une alternative saine et naturelle à la consommation de viande. Vous ne nous croyez pas ? Bougez pas, on va vous le prouver !

manger des insectes bio c'est bon pour vous et pour la planète

manger des insectes bio c’est bon pour vous et pour la planète

Riches en nutriments

On vous a dit que les insectes bio sont riches en protéines ? C’est vrai ! On compte 49% de protéines pour les vers de farine et plus de 45% pour les grillons. Mais c’est pas tout ! Ils sont également riches en calcium, zinc, fer, magnésium, Omega 3, Omega 6 et autres minéraux essentiels. Que demander de plus ?

Utiliser moins d’eau

Ah, vous en demandez plus ? Très bien ! Notez alors qu’en comparaison à l’élevage des bovins, porcins ou de la volaille, les insectes bio nécessitent largement moins d’eau pour obtenir un rendu identique en termes de protéines. Les insectes bio s’hydratent en effet principalement par les légumes (bios) qu’ils consomment !
Moins de nourriture
Les insectes bio ont un rendement bien supérieur comparé à l’élevage traditionnel ! Ainsi pour obtenir 1 Kg de protéines, il faudrait utiliser 20 Kg de végétaux pour l’élevage bovin, 7 Kg pour l’élevage porcin, et seulement 2 Kg pour les insectes bio.

Moins de pollution

On vous sait déjà convaincus, mais attendez une petite minute ! Savez-vous que les insectes bio ont un impact largement inférieur sur l’environnement que les autres sources de protéines ? En comparaison avec les bovins, les insectes bio produisent 100 fois moins de gaz à effet de serre pour la même quantité de protéines.

Moins d’espace

A-t-on précisé que l’élevage d’insectes bio nécessitent moins d’espace que les autres types d’élevage ?! Non ? Eh bien sachez qu’en comparaison, l’élevage bovin nécessite 200 m² d’espace pour obtenir 1 Kg de protéines, contrairement à l’élevage d’insectes bio que ne nécessitent que 15 m².

Moins de temps

L’élevage d’insectes bio nécessitent un temps largement inférieur comparé aux élevages traditionnels. En effet, les insectes bio sont adultes au bout de 2 mois et pondent environ 1 200 oeufs par mois. Quant aux bovins, il leur faudra 2 ans pour devenir adulte et 9 mois de gestation pour donner une nouvelle génération ! Alors, convaincus ?


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Entomophagie : mot savant qui signifie l’acte de manger des insectes bio. Pourquoi parler de ça ? Pas question ici des « friandises naturelles » offertes parfois pour vous lancer un défi de bravoure, voire de sensibilisation !

Carrément parce qu’il est communément admis que le monde, qui hébergera 9 milliards d’humains d’ici 2050, commandera que la production alimentaire actuelle soit pratiquement multipliée par deux. Les terres – surtout arables – deviennent rares. Accroître les surfaces dédiées à l’agriculture n’est pas une option durable. Les mers et nos océans sont déjà en surpêche. Le changement climatique… Les pénuries d’eau potable… Bref, le potentiel que les insectes biologiques représentent pour l’alimentation humaine – et animale – ne peut pas être ignoré.

Vous serez peut-être encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espèces d’insectes biologiques qui sont mentionnées comme aliments humains.

Vous serez peut-être encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espèces d’insectes biologiques qui sont mentionnées comme aliments humains.

Heureusement, la réflexion et les recherches sont beaucoup plus avancées que ce qu’en laisse penser l’état de l’opinion publique à cet égard, du moins en Occident. Déjà en 2013, la FAO a publié un important rapport de centaines de pages sur l’entomophagie, en qualifiant cette approche de solution « innovante » pour nourrir la planète. Mais la FAO, c’est la grande famille des Nations Unies, de l’ONU, et on est toujours loin de l’application dans les États membres. L’ouvrage évalue tout de même le potentiel que les insectes biologiques représentent pour l’alimentation humaine et animale et recense l’information existante et les travaux de recherche sur les insectes biologiques.

ENTOMOPHAGIE : CONTEXTE ÉCONOMIQUE
Pourquoi parler d’insecte maintenant ? En ce début de XXIe siècle, les insectes biologiques apparaissent comme une ressource particulièrement appropriée pour l’alimentation humaine, et aussi animale, pour de multiples raisons : d’abord les prix croissants des protéines animales.

Mais aussi l’insécurité alimentaire et les pressions accrues sur l’environnement, auxquelles s’ajoutent la croissance démographique et le phénomène spécifique de la demande croissante en protéines par les classes moyennes.

Résultat : déjà, en 2017, il devient urgent de trouver des alternatives à l’élevage du bétail conventionnel.

QUEL RÔLE POUR LES INSECTES ?
Concomitamment, on peut déjà considérer que la consommation d’insectes biologiques, elle, contribue positivement à la protection de l’environnement, tout comme à la santé et aux moyens de subsistance des populations locales. Mais doit-on y voir un rôle majeur dans une stratégie pour nourrir la planète ?

Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’il y a 14 mammifères domestiqués dans le monde, chacun pesant au moins 45 kg ; l’Eurasie se targuant de 13 de ces animaux, alors que seul le lama provient des Amériques.
Vous serez peut-être encore plus surpris d’apprendre qu’il y plus de 1 900 espèces d’insectes biologiques qui sont mentionnées comme aliments humains.
D’ailleurs, on estime que les insectes biologiques font déjà partie des repas traditionnels d’au moins 2 milliards d’humains. À contrario, nos 14 mammifères ne produisant pas seulement de grandes quantités de viande – en faisant les principaux fournisseurs d’aliments d’origine animale -, mais aussi d’excellents producteurs de chaleur animale, de produits laitiers, de cuir, de laine, de force de travail autant pour le labour que le transport, il n’est pas difficile de penser que c’est en raison de l’utilité de ces mammifères que les insectes biologiques, à l’exception des abeilles et des vers à soie, n’ont jamais eu de succès en Occident.

Pourtant, l’insecte fournit de nombreux services fondamentaux pour la survie de l’humanité, jouant un rôle important dans la reproduction végétale par la pollinisation, améliorant la fertilité des sols par bioconversion des déchets, contrôlant les nuisibles grâce à la lutte biologique naturelle et fournissant une grande variété de produits de valeur (miel, soie) et médicinaux, comme l’asticothérapie. Leur utilité ne fait donc aucun doute. Mais voilà qu’il faudra accepter de les savoir, voire de les voir dans sa propre assiette.

Insectes biologiques actuellement les plus consommés (au niveau mondial) :

les scarabées (coléoptères) pour 31 % ;
les chenilles (lépidoptères) pour 18 % ;
les abeilles, guêpes et fourmis (hyménoptères) pour 14 % ;
les sauterelles, criquets et grillons (orthoptères) pour 13 % ;
les cigales, cicadelles, cochenilles et punaises (hémiptères) pour 10 % ;
les termites (isoptères) pour 3 % ;
les libellules (odonates) pour 3 % ;
les mouches (diptères) pour 2 % ;
et enfin des insectes biologiques appartenant à d’autres ordres pour un total de 5 %.
Si le défi de nourrir la planète doit passer par la consommation d’insectes biologiques, en Occident comme ailleurs, et que la réputation de la chose reste au seuil du zéro pour la grande majorité des gens qui ne le font pas déjà, alors que faut-il faire ?

L’ouvrage de la FAO nous donne une marche à suivre.

MARCHE À SUIVRE…
« Toutes les actions visant à libérer l’énorme potentiel des insectes biologiques pour accroître la sécurité alimentaire nécessitent que les quatre principaux goulots d’étranglement et défis suivants soient résolus simultanément », résument les experts de la FAO.

Premièrement, il faut plus d’information sur la valeur nutritionnelle des insectes biologiques, afin de les promouvoir plus efficacement comme nourriture saine.

Deuxièmement, les impacts environnementaux de la récolte et de l’élevage des insectes biologiques doivent être évalués pour permettre de les comparer à ceux provoqués par les pratiques agricoles traditionnelles et l’élevage du bétail, qui peuvent être plus dommageables pour l’environnement.

Troisièmement, les bénéfices socio-économiques que la récolte et l’élevage des insectes biologiques peuvent offrir et leur augmentation doivent être évalués, en particulier pour améliorer la sécurité alimentaire des plus pauvres.

Quatrièmement, des cadres législatifs clairs et exhaustifs au niveau national et au niveau international sont nécessaires au plein développement – de l’échelle domestique à l’échelle industrielle – de la production et du commerce international des produits issus des insectes biologiques utilisés dans l’alimentation humaine et animale.

D’ailleurs, la FAO entretient depuis 2010 un portail Web sur les insectes comestibles biologiques, qui fournit des informations de base sur l’utilisation et le potentiel des insectes comestibles biologiques ainsi que sur les liens Web pertinents. Il fournit aussi d’autres informations techniques pertinentes, des vidéos et autres couvertures médiatiques.

La FAO précise en outre les obstacles à la création de nouveaux marchés à l’exemple de l’Union européenne. On sait donc que les obstacles majeurs à l’élevage des insectes biologiques dans l’UE sont:

des règlements sanitaires stricts pour créer des établissements d’élevage;
un manque de directives sur l’élevage de masse des insectes;
un manque de clarté sur l’autorisation ou non des insectes biologiques sur le marché par le règlement des nouveaux aliments;
une information limitée sur les espèces consommées avant le 15 mai 1997, ce qui est nécessaire pour qu’un aliment soit qualifié de «nouvel aliment»;
les restrictions récentes dans l’Union européenne concernant l’alimentation de la volaille, des porcs et des poissons de pisciculture avec des protéines animales transformées, sans qu’aucune référence aux insectes biologiques ne soit faite. (Source: L. Giroud, communication personnelle, 2012)
Et en Amérique ? Si vous voulez savoir combien y a-t-il de fermes d’insectes biologiques au Canada, sachez aussi qu’Agriculture Canada n’exige pas de permis pour la production d’insectes biologiques de consommation et donc ne compile pas encore les données de ce secteur économique bien sommaire.

Une industrie pourtant pas inexistante, car Entomo Farms, qui opère depuis déjà deux ans à Norwood, en Ontario, serait le plus important producteur du pays (essentiellement des grillons, destinés d’ailleurs au marché américain). Il faut 6 semaines pour amener un grillon à maturité commerciale ! Efficace donc.

On y fait notamment du grillon entier aromatisé : BBQ, épicés ou miel et moutarde. Mium ! Mium ! Mais l’intérêt commercial est sans doute plus évident du côté de la version poudre du produit. Car cette « farine » remplace avantageusement à peu près tous les aliments qui en nécessitent ! Il faut en effet seulement 20-30% de poudre de grillons pour faire l’équivalent en farine.

Un article récent du quotidien montréalais La Presse mentionne aussi une ferme en Nouvelle-Écosse, et une autre en Colombie-Britannique, qui feraient dans le grillon canadien commercial, mais aucune n’aurait été identifiée encore au Québec. La production artisanale de l’entreprise Vire-Bebittes, dans les Cantons-de-l’Est, serait cependant à quelques mois de passer au stade commercial.

Le grillon possède le double de protéine que le bœuf pour la même quantité de poids et il est riche en vitamines, fibres et minéraux.

Le grillon demande 2 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Le bœuf demande 10 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Le porc demande 5 livres de nourritures pour une livre de viande produite.
Pratiquement 80% de l’ensemble de l’insecte biologique est comestible, 55% pour le poulet et seulement 40% pour le bœuf.

LE JAPON, LE MEXIQUE… ET LES AUTRES
Il est généralement admis que la pratique de manger de l’insecte a lieu exclusivement dans les pays tropicaux, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Car les insectes biologiques sont aussi consommés dans des pays en zones tempérées, tels que la Chine (Feng et Chen, 2003), le Japon (Mitsuhashi, 2005) et le Mexique (Ramos Elorduy, 1997), selon les trouvailles de la FAO.

L’eau est un facteur clef de la productivité des terres et un nombre croissant d’indices suggère que le manque d’eau limite déjà la production agricole dans de nombreuses régions à travers la planète entière. Et n’estime-t-on pas déjà qu’en 2025, quelque 1,8 milliard d’humains vivront dans des pays ou des régions avec une pénurie absolue d’eau, et deux tiers de la population mondiale feront face à des difficultés d’approvisionnement (FAO, 2012b). Il ne faut jamais oublier, par ailleurs, que l’agriculture consomme environ 70 % de l’eau douce mondiale (Pimentel et al., 2004).

LA CLÉ DE L’EAU
Répétons-le : d’ici 2025 donc moins de dix ans, quelque 1,8 milliard d’humains vivront avec une pénurie absolue d’eau ; et l’agriculture ne cesse pas de consommer environ 70 % de l’eau douce mondiale.

Or le Québec est un champion en matière de réserve mondiale d’eau douce. Il en est doté sur l’ensemble de son territoire dans des proportions de quantité par habitant presque gênantes pour tous le reste de l’humanité. Ce qui ne signifie pas que l’écosystème y supporterait pour autant une large exportation brute de la ressource. Le gouvernement s’apprête d’ailleurs à augmenter de manière substantielle la redevance demandée en matière de captation des eaux au Québec.

À tout bien considérer, la production de protéines d’insectes biologiques y serait certainement une manière innovante et hautement efficace d’exporter virtuellement cette eau si précieuse pour tous. Et ceci tout au bénéfice d’une réponse positive au défi de nourrir la planète.

Au-delà de la « friandises traditionnelles » !
L’édition de 1992 du Malawi Cookbook présente moult recettes sous le titre «friandises traditionnelles».

Et que dire du Buqadilla Buqadilla : une collation innovante, en cours de mise au point pour le marché hollandais. C’est un produit alimentaire de type mexicain épicé à base de pois chiche et de 40 % de petits vers de farine. Dans plusieurs restaurants et cantines où le produit a été testé, il a été bien accueilli pour son goût et sa texture moelleuse. Cette collation durable, saine et exotique, est un bel exemple de façon culturellement acceptable par les consommateurs occidentaux de tester et d’apprécier les insectes comestibles biologiques comme aliments

Et du Crikizz Crikizz : autre exemple de produit européen à base d’insecte biologique, développé par Ynsect et des étudiants français. Amuse-gueule épicé, soufflé, à base de vers de farine et de manioc, sa teneur en vers de farine varie de 10 à 20 % selon la gamme de produits «classique» ou «extrême».

Ou encore du SOR-Mite (bouillie de sorgho enrichie en protéines) : la compétition « Développer des solutions pour les pays en développement », organisée par l’Institut des techniciens de l’alimentation, promeut l’application des sciences et des techniques de l’alimentation et le développement de nouveaux produits et procédés dans le but d’améliorer la qualité de vie des populations des pays en développement. Le 1er prix de cette compétition a été remis, lors de l’Exposition alimentaire annuelle d’Anaheim aux États-Unis en juin 2009, au projet SOR-Mite, un mélange à base de sorgho enrichi avec des termites. Les céréales faiblement nutritives habituellement consommées dans de nombreux pays africains, sont pauvres en protéines et en matières grasses et manquent de plusieurs acides aminés essentiels, tels que la lysine. Enrichir ces céréales avec des termites ailés hautement nutritifs, facilement récoltés en début de saison des pluies, paraît très pertinent.


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Livin va vous permettre de cultiver de la nourriture saine et durable sous forme d’insectes. Vous pouvez cultiver entre 200-500 grammes de vers de farine alimentaires.

Avec ces vers, vous pourrez facilement remplacer 500g de viande, de produits d’origine animale ou d’autres aliments riches en protéines. Pour nourrir vos vers, vous pourrez leur donner des légumes ; les mêmes que vous mangez.

Une ruche pour élever des insectes comestibles chez vous

Une ruche pour élever des insectes comestibles chez vous

Actuellement, un tiers des terres cultivées sont utilisées pour nourrir les animaux et 80% des antibiotiques sont utilisés pour le bétail. Tout en cherchant des alternatives aux aliments produits industriellement, beaucoup d’entre nous préféreraient éviter les OGM et les animaux pleins d’hormones. Les insectes semblent être une bonne alternative. Les vers de farine sont bons pour notre santé et pour la planète. Ils combinent le meilleur de la viande et des protéines à base de plantes. Ils ont la même teneur en protéines que la viande rouge et ont aussi le profil d’acides aminés du tofu. Ils offrent enfin des vitamines et des enzymes pour vous garder en bonne santé.
Côté goût, une fois passé le dégoût, il est assez neutre avec un léger goût de noisette. Vous pouvez les manger simplement grillés et croustillant en apéritif, sucré ou salé sous forme de galette pour les mettre dans un burger, etc. Les vers livrés avec la ruche Livin sont au stade larvaire. Il vous suffit de placer les vers de farine dans le compartiment de la nymphose dans le tiroir du haut et d’ajouter quelques flocon d’avoine et déchets de légumes. A partir de là, les vers vont grandir et vous pourrez les collecter dès qu’ils mesurent 3 cm.

Si vous souhaitez installer cette ruche chez vous, rendez-vous sur KickStarter et pré-commandez en une à partir de 195 dollars.