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Pour nourrir les animaux issus de l’Ă©levage, la start-up française Ynsect entend commercialiser une farine de scarabĂ©es propre Ă  la consommation.

Ynsect, la start-up qui mise sur les scarabĂ©es pour nourrir les animaux d’Ă©levage.
De la farine de scarabĂ©es pour nourrir des vaches et des cochons. C’est l’idĂ©e des fondateurs de la start-up française Ynsect qui entendent commercialiser une farine de ces insectes pour nourrir les animaux d’Ă©levage. La jeune sociĂ©tĂ©, crĂ©Ă©e en 2011 Ă  Evry (Essonne), dĂ©veloppe une technologie d’élevage automatisĂ© d’insectes, puis d’extraction de molĂ©cules (protĂ©ine, chitine, huiles) pour la nutrition. Après avoir analysĂ© plusieurs espèces d’insectes, la start-up a dĂ©cidĂ© de se concentrer sur un petit scarabĂ©e prĂ©sentant les meilleurs caractĂ©ristiques en termes de consommation de biomasse et de rendement.

Ferme Ă  insectes pour nourrir les animaux d'Ă©levage

Ferme Ă  insectes pour nourrir les animaux d’Ă©levage

“Ce marchĂ© des animaux d’Ă©levage nourris avec d’autres animaux est au point mort depuis la crise de la vache folle, explique Antoine Hubert, le fondateur d’Ynsect. En Europe, il est autorisĂ© de donner des farines d’insectes aux animaux domestiques. Mais nous avons bon espoir que les farines d’insectes soient prochainement autorisĂ©es pour l’alimentation des poissons puis des animaux d’Ă©levage comme les vaches ou les cochons. L’AutoritĂ© EuropĂ©enne de SĂ©curitĂ© des Aliments (EFSA) mène actuellement une instruction sur le sujet. Dans un premier temps, notre production se limite donc aux animaux domestiques.”

Un marchĂ© d’avenir

La jeune entreprise qui a levĂ© environ 7 millions d’euros au cours de l’annĂ©e 2014 et dont le centre de production est basĂ© Ă  Dole (Jura), s’appuie sur les derniers travaux de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Principalement composĂ©e de farine et huile de poissons, de soja et de cĂ©rĂ©ales, l’alimentation Ă  destination de l’Ă©levage et de la pisciculture devrait voir sa production augmenter de 70 % Ă  l’horizon 2050. En cause, le doublement de la production de produits carnĂ©s rĂ©pondant aux attentes de près de 9 milliards d’individus. EstimĂ©e Ă  870 millions de tonnes en 2011, la production mondiale d’aliments pour animaux reprĂ©sente donc un marchĂ© d’avenir. “Nous voulons rĂ©pondre aux gros enjeux de l’alimentation de demain, appuie Antoine Hubert. Ce type de nourriture peut aussi ĂŞtre une vraie solution Ă©cologique“.

Reconnus pour leur haute valeur protĂ©inique, les insectes comestibles pourraient en effet offrir une alternative aux coĂ»teuses productions de farines classiques. ReprĂ©sentant près de 70% des coĂ»ts de production de l’alimentation animale selon la FAO, la production des farines de soja, de viandes et de poissons contribuent parallèlement Ă  la dĂ©gradation des Ă©cosystèmes.

La technologie d’Ynsect a déjà été remarquée au niveau international. La start-up qui emploie 20 personnes a remporté une dizaine de prix depuis sa création, dont deux en 2014 : le concours Innovation 2030, lancé par la commission présidée par Anne Lauvergeon, et le prix du public du Cleantech Open Global Forum 2014 à San Francisco.


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A la tête de son entreprise, Entomofarm un Guadeloupéen installé dans la Région bordelaise, a décidé de parier sur une nouvelle matière première comestible pour les hommes et les animaux : Les insectes bio.

Il a la silhouette massive d’un « première ligne » de rugby et le regard pétillant derrière ses lunettes. Gregory Louis pourrait raconter des blagues mais il le discours sérieux d’un scientifique et l’attention exacerbée d’un homme d’affaire. Sa famille est originaire du Lamentin, et le Guadeloupéen semble être décidé et fonceur.
Avec son compère Clément Soulier, il travaille d’arrache-pied pour mettre en route Entomofarm. Une drôle d’entreprise qui parie à fond sur l’avenir alimentaire de la planète. Premier constat : les insectes sont comestibles bio. La France autorise la consommation de certaines espèces. Il faut donc en faire de la farine.

Les vers de farine biologique

Les vers de farine biologique

« Nous utilisons du ver de farine, explique Gregory Louis, autrement- dit du ténébrion molitor. C’est un petit scarabée qui va évoluer toute sa vie dans de la farine ou des déchets meuniers. Dans sa période juvénile, il ressemble à un ver que nous utilisons pour faire de la farine animale. Il ya trois ans, j’ai eu l’occasion de changer de métier et j’avais cette idée en tête d’élever des insectes bio. Notre container d’élevage permet d produire la nourriture des insectes et d’élever les insectes bio jusqu’à leur mise à mort dans un environnement sain et contrôlé. »

Nourriture pour les animaux…Car, avant que les humains mangent des insectes, ce n’est pas demain la veille.
Par contre, fabriquer de la farine d’insecte bio, autrement dit de protéines animales pour nourrir les poissons ou les volailles c’est possible et novateur.
Entomofarm a donc imaginé un élevage d’insectes autonome en énergie dans un container qui se pose n’importe où. On peut mélanger la farine d’insectes avec des résidus agricoles pour faire des granulés. Tout cela pour éviter les pêches destructrices pour fabriquer des farines de poissons par exemple…
Gregory Louis a commencé à travailler sur l’aspect financier du projet. Pour le moment la petite boîte est installée à Blanquefort à côté de Bordeaux.
Ce système autonome en énergie et en nourriture est une réponse au problème des aquaculteurs ou éleveurs de poulet de Mayotte ou de Guadeloupe, par exemple, qui font venir à prix d’or la nourriture de métropole.
Gregory le guadeloupéen est au commencement de l’aventure
L’affaire semble bien engagée. Entomofarm va achever sa phase d’éclosion pour devenir une vraie entreprise. L’enjeu de la petite boite est de vendre ces systèmes d’élevages clefs en main dès 2016. Anecdote : Entomofarm souhaitait s’installer en Guadeloupe mais la Région n’a pas donné suite. L’entreprise poussera donc dans le Bordelais et rapidement sans doute… La production de farine d’insectes bio sains est un des enjeux du futur alimentaire de la planète.


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Manger des insectes n’est pas un fait nouveau, ni une mode, même si les plus réfractaires aiment à le penser. Désignée comme l’entomophagie, cette pratique existe effectivement depuis la nuit des temps.

Dans l’AntiquitĂ©, les cigales Ă©taient un met largement consommĂ© par les Grecs, les Romains apprĂ©ciaient les larves de scarabĂ©es et divers insectes Ă©taient vendus enfilĂ©s en chapelets ; en pĂ©riode de grande pullulation, les sauterelles pouvaient garnir les estomacs vides ou encore durant les grandes disettes… Encore aujourd’hui, en Sardaigne, le fameux fromage cazu marzu se dĂ©guste grouillant d’asticots. Et bien sĂ»r, toujours en Asie, en Afrique ou en AmĂ©rique du Sud, oĂą les insectes font, non seulement partie de l’alimentation quotidienne, mais peut aussi ĂŞtre vue comme une pratique thĂ©rapeutique.

Il faut dire que ces petites bĂŞtes sont d’excellentes sources de vitamines, de fer, de sels minĂ©raux, d’acides gras et de protĂ©ines, tout en Ă©tant pauvres en cholestĂ©rols. Autant d’apports indispensables Ă  une bonne croissance et santĂ©. Ils constituent ainsi une excellente alternative Ă  la viande ou au poisson.

Toutefois, pas question de manger n’importe quel asticot ou larve pris au hasard au cours de vos promenades. Certains contiennent des toxines particulièrement nocives pour le mĂ©tabolisme humain. De plus, ingĂ©rant eux-mĂŞmes des bactĂ©ries, ils sont susceptibles de les transmettre. Il est donc impĂ©ratif d’avoir une connaissance prĂ©cise et valable de la question avant d’imaginer cuisiner quelque insecte que ce soit.

Il vous reste quand mĂŞme l’embarras du choix, avec quelque 5 000 espèces comestibles.

Les préférés sont diverses chenilles juteuses et nourrissantes, les termites, les sauterelles, les grillons, les abeilles, les fourmis, les scarabées, les libellules, les araignées, les ténébrions, les punaises et même les scorpions dans une recette explosive au Mexique.

Sur les marchĂ©s d’Asie, s’amoncellent toutes sortes d’insectes grillĂ©s ou frits, minuscules ou plus imposants, qui constituent une dĂ©licieuse mise en bouche, se grignotent au cours de la journĂ©e. Particulièrement goĂ»teux, ils font partie de la gastronomie locale au mĂŞme titre que le poulet, le bĹ“uf et le poisson dans certaines cultures. Dans certaines rĂ©gions d’Afrique, notamment celles sans grandes ressources alimentaires, les insectes constituent un excellent substitut, aidant Ă  pallier aux diverses carences. Termites bouillis, mijotant dans une soupe ou agrĂ©mentant un bol de riz, sauterelles grillĂ©es, brochettes de chenilles font partie des repas de repas habituels. En Europe, certains grands chefs de la gastronomie s’y essaient et proposent cette expĂ©rience culinaire Ă  leurs clients dans des compositions Ă  base de vers de farine, de scorpions d’eau, de scarabĂ©es ou de sauterelles.

Ce qui rend les insectes tellement intĂ©ressants dans tellement de contrĂ©es, ce n’est pas tant leur saveur, mais bien leur apport des plus riches en nutriments essentiels. C’est pourquoi de plus en plus de chercheurs se penchent sur la question. Des projets d’Ă©levage d’insectes sont d’ailleurs actuellement Ă  l’étude pour juguler la consommation de certains produits qui tendent Ă  s’Ă©puiser ou exigent des coĂ»ts de production trop Ă©levĂ©s, notamment dans l’alimentation animale, tels celle destinĂ©e aux volailles. Des farines d’insectes pourraient donc assez rapidement remplacer les farines de poisson ou de soja.

Et, de l’animal Ă  l’homme, il n’y a qu’un pas. La question se pose donc tout naturellement quant Ă  notre future consommation d’insectes. Ces petites bĂ©bĂŞtes si prolifiques et si riches en protĂ©ines pourraient bien Ă  terme constituer un substitut Ă  d’autres espèces animales tant d’un point de vue financier et Ă©cologique que dans un souci de maintien des Ă©cosystèmes.


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Les insectes ont une grande qualité: de nombreux animaux aiment les manger.

Les insectes sont une proie pour les oiseaux, les amphibiens, les reptiles, les poissons et les mammifères. MĂŞme certaines plantes carnivores aiment se nourrir d’insectes. Certains poissons, comme la truite ou le saumon sauront naturellement sauter pour attraper une mouche, une volaille saura picorer un des larves d’insectes entre les brins d’herbe. Selon la FAO, ce sont de plus, une alimentation naturelle pour près de 2 milliards de personnes sur la terre. Pour faire face Ă  cet intĂ©rĂŞt fĂ©roce pour leur corps, les insectes ont dĂ©veloppĂ© diffĂ©rentes stratĂ©gies: certains ont dĂ©cidĂ© de devenir toxique, d’autres ont dĂ©veloppĂ© des taux de reproduction intense, ou dĂ©veloppĂ© des systèmes immunitaires uniques. Ă€ Inxect, nous voyons ces stratĂ©gies comme des opportunitĂ©s, pour dĂ©velopper de nouveaux produits ainsi que des services.

Nutrition des poissons:
Alimentation naturelle de 20% Ă  70% d’insectes
L’alimentation de l’aquaculture 75% Ă  85% de viande de soja

Les insectes sont la plus grande biodiversitĂ© animale sur terre. On compte d’ailleurs plus d’espèces d’insectes que d’espèces de plantes ou de champignons. Ils ont colonisĂ© presque tous les continents et ont su dĂ©velopper des capacitĂ©s merveilleuses, les insectes sont l’essence mĂŞme de la vie sur Terre. Par exemple grâce Ă  la pollinisation, nous bĂ©nĂ©ficions de ressources rares comme le miel, fabriquĂ© par les abeilles, ou la soie, fabriquĂ©e le ver Ă  soie.

La rareté des ressources fossiles et protéines:
Les Ă©nergies fossiles sont Ă  court. Les sociĂ©tĂ©s modernes ont besoin d’ĂŞtre plus frugal et gĂ©rer plus efficacement les ressources naturelles. Il en est de mĂŞme avec les ressources de protĂ©ines: les surfaces arables sont rares et les stocks de poissons sont en dĂ©clin. Dans le mĂŞme temps, la consommation mondiale de viande a Ă©tĂ© multipliĂ© par quatre entre 1961 et 2009, alors que la croissance de la population a presque doublĂ© au cours de la mĂŞme pĂ©riode. La consommation mondiale de protĂ©ines animales va augmenter d’environ 52% entre 2007 et 2030.

Alimentation animale
La nutrition animale et en particulier celle des poissons est un domaine naturel d’application pour les insectes. Après tout, nous pĂŞchons avec une mouche au bout de l’hameçon! L’aquaculture est une entreprise en pleine croissance: la production mondiale de l’aquaculture a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  environ 66 millions de tonnes en 2007.
Avec une forte concurrence pour les protéines, il y a un stress sur la nourriture pour poissons: le prix de la farine de poisson a été multiplié par 3 en 10 ans.
En offrant un nouveau type d’alimentation durable basĂ© sur les insectes, Inxect propose un complĂ©ment Ă  ceux dont les prĂ©occupations environnementales et durables subsistes. Les produits Inxect sont adaptĂ©s aux jeunes poissons et peuvent donc accompagner le poisson tout au long de sa vie. Ils sont adaptĂ©s pour des poissons carnivores comme le saumon, ainsi que les poissons omnivores comme le tilapia. Nous garantissons nos produits exempts d’agents pathogènes, avec des normes de qualitĂ© supĂ©rieure et contrĂ´lĂ©es.

Aliments pour animaux
A Inxect, nous savons que la qualité est de la plus haute importance pour le marché des aliments pour animaux de compagnie.
Nos engrais Ă  base d’insectes ont toutes les propriĂ©tĂ©s requises pour le bien-ĂŞtre des animaux de compagnie.


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Inxect permet l’exploitation des insectes en tant que source durable de protĂ©ines pour l’alimentation animale et l’alimentation humaine.

La sĂ©curitĂ© alimentaire est un dĂ©fi mondial. Alors que la demande globale de produits alimentaires, en particulier la viande, augmente, il y a un besoin urgent d’accroĂ®tre l’offre de protĂ©ines provenant de sources durables. Les mouches en particulier, ont le potentiel d’ aider Ă  rĂ©pondre Ă  cette demande .

Comme les larves de mouches sont un Ă©lĂ©ment naturel de l’alimentation des poissons, le poulet et le porc, Inxect se concentre sur l’Ă©levage de deux espèces de mouches et de mener des essais d’alimentation avec ces animaux.

Les larves de mouches grandi sur une gamme de dĂ©chets organiques ont la capacitĂ© de rĂ©duire le volume de ces dĂ©chets jusqu’Ă  60 %, en fournissant un avantage supplĂ©mentaire pour la gestion des dĂ©chets et de l’environnement.

La recherche de Inxect Ă©valuera la qualitĂ© et la sĂ©curitĂ© des larves produites pour l’incorporation dans les aliments pour animaux, ainsi que le goĂ»t et la texture de la viande produite .

Inxect rassemble l’expertise de la Chine, l’Afrique et l’Europe pour encourager et permettre l’adoption de volĂ©e protĂ©ine de larve dans l’alimentation des animaux dans le monde entier.

Le projet Inxect dispose de 12 partenaires de 7 pays et est coordonnĂ© par l’Agence de Recherche pour l’alimentation et l’environnement ( FERA) au Royaume-Uni.


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Dans la nature, les insectes font parties du régime naturel omnivore des volailles. Les Insectes sont une source de nourriture riche en protéines et ont été traditionnellement utilisé pour compléter les régimes alimentaires des deux animaux et humains .

Si l’industrie agricole est a comme dĂ©fi de nourrir la population croissante du monde, la question en matière de protĂ©ine doit ĂŞtre abordĂ©e. Alors que le monde en dĂ©veloppement et les classes moyennes en plein essor augmentent leur demande de protĂ©ines animales, les pays moins dĂ©veloppĂ©s demeurent protĂ©ine dĂ©ficiente. Par consĂ©quent, l’exigence de protĂ©ines pour nourrir le bĂ©tail va augmenter, ainsi que les dĂ©chets produits .

Production d’insectes
Soldat mouche noire( BSF ) ( Hermetica illucens ) et la mouche domestique( Musca domestica ) sont deux espèces d’insectes fesant principalement objet d’une enquĂŞte .

Les mouches sont Ă©levĂ©s, les Ĺ“ufs pondus et les larves Ă©closent – le tout sous des conditions contrĂ´lĂ©es autour de 30 degrĂ©s Celsius. Les larves sont ensuite nourris jusqu’Ă  ce qu’elles atteignent une taille appropriĂ©e (par exemple dans le cas de FBS , ils atteignent deux centimètres de deux semaines). Le BSF peut ĂŞtre Ă©levĂ© sur une variĂ©tĂ© de nourriture tels que les dĂ©chets d’animaux; la mouche est gĂ©nĂ©ralement nourris avec du fumier ou de dĂ©chets d’abattoirs.
Les insectes ont des cycles de vie impressionnants : une mouche femelle pond 750 Ĺ“ufs par semaine et l’augmentation du poids des larves augmente de plus de 400 fois en quelques jours ; BSF et peut se dĂ©velopper Ă  partir de Ĺ“uf Ă  l’adulte en 38 jours.

Dans les installations Ă  grande Ă©chelle les larves sont rĂ©coltĂ©es, puis cuit et / ou sĂ©chĂ© avant d’ĂŞtre transformĂ© en un repas. En termes de conversion de la nourriture, les insectes sont très efficaces.

Commercialisation des insectes pour l’alimentation
Une innovation dans les systèmes d’Ă©levage en masse se dĂ©roule dans de nombreux pays . La Chine produit dĂ©jĂ  des insectes destinĂ©s Ă  l’aquaculture. En Europe occidentale, les insectes sont Ă©levĂ©s pour animaux de compagnie et animaux de zoo ainsi que pour l’appât de pĂŞche. Dans les pays en dĂ©veloppement , les petites entreprises produisent dĂ©jĂ  des insectes pour ĂŞtre vendus comme aliments pour volailles.

Pour l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et des instituts de recherche Ă  l’Ă©chelle internationale, Inxect vise Ă  crĂ©er une plate-forme pro- insectes afin de partager l’expĂ©rience et une l’expertise dans l’Ă©levage, la transformation et l’utilisation des insectes comme une composante de l’alimentation animale. Avec des partenaires en Europe, en Asie et en Afrique, le groupe se concentre sur l’optimisation de systèmes d’Ă©levage pour les insectes ; assurer la qualitĂ© et la sĂ©curitĂ© des repas d’insectes ; et de dĂ©montrer son efficacitĂ© en matière de nutrition des monogastriques .

L’analyse du cycle de vie sera Ă©galement un accent comme un moyen d’Ă©valuer l’impact environnemental des procĂ©dĂ©s de production de protĂ©ines d’insectes.

Les insectes constituent un repas riche en protéines (40 à 50 pour cent) avec une plus grande concentration des acides aminés essentiels que la farine de soja.

Par rapport Ă  la lysine, un repas de BSF contient des niveaux plus Ă©levĂ©s de la thrĂ©onine, valine, leucine et isoleucine par rapport Ă  la farine de poisson. Les insectes sont aussi relativement riches en matières grasses, la fourniture d’Ă©nergie Ă  des niveaux comparables, sinon supĂ©rieur, Ă  celui des cĂ©rĂ©ales ou des lĂ©gumineuses .

La valeur Ă©nergĂ©tique mĂ©tabolisable d’asticots de mouches domestiques a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e dans deux essais ( 14,2 MJ / kg MS ; 17,9 MJ / kg ). La digestibilitĂ© totale des voies d’acide aminĂ© est Ă©levĂ©, entre 91 et 95 pour cent, mais digestibilites individuels d’acides aminĂ©s pour les volailles ont pas encore Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©e.

Avantages pour les déchets

Dans la nature, les insectes jouent un rĂ´le vital dans la biodĂ©gradation des dĂ©chets, dĂ©composant la matière organique ainsi que les nutriments sont disponibles dans le sol pour la croissance des plantes. La production commerciale pourrait convertir collectivement 1,3 milliards de tonnes de dĂ©chets par an – en rĂ©duisant considĂ©rablement les coĂ»ts d’Ă©limination et de transport ainsi que l’empreinte environnementale .

En utilisant les éléments nutritifs dans les déchets, ils réduisent aussi le risque de pollution organique. On a constaté que le BSF réduit les teneurs en azote, phosphore et potassium dans le lisier de porc par 50 à 60 pour cent.

La sécurité et la législation

Comme les insectes se nourrissent de dĂ©chets, il peut y avoir prĂ©occupĂ© par l’hygiène et la propagation des maladies. Cependant, la recherche initiale suggère que les insectes prĂ©sentent moins de risques de transmission de maladies zoonotiques que les espèces d’Ă©levage.

Ă€ l’Ă©chelle internationale, un cadre rĂ©glementaire spĂ©cifique pour l’utilisation des insectes comme alimentation n’a pas encore Ă©tĂ© mis au point et la lĂ©gislation sur l’Ă©levage conteste son dĂ©veloppement. Dans l’UE, la rĂ©glementation sur les protĂ©ines animales transformĂ©es dans l’alimentation peut empĂŞcher l’utilisation d’insectes, ainsi que des règles rĂ©gissant l’utilisation des dĂ©chets.

Potentiel futur

Les insectes pourrait ĂŞtre un dĂ©but de rĂ©ponse Ă  la façon de nourrir les 9 milliards de personnes vivant sur ​​la terre en 2050. L’augmentation de la production alimentaire constitue un moyen de pression sur les ressources terrestres , l’eau et l’Ă©nergie. Les insectes offrent un moyen de production locale de protĂ©ines pour la volaille qui n’incombe pas Ă  la production alimentaire humaine. Les insectes peuvent produire 200 fois la quantitĂ© de protĂ©ines par hectare et par an que le soja et ne nĂ©cessitent pas de terres fertiles. En outre, ils rĂ©duisent la quantitĂ© et la biomasse des dĂ©chets car Ils les convertissent en une source de protĂ©ines de qualitĂ©.